Europe : à quoi les députés européens servent-ils ?

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/europe-a-quoi-les-deputes-europeens-servent-ils_3406467.html

Comme tous les mois, direction Strasbourg (Bas-Rhin) pour la dernière session du Parlement européen. Élu pour la première fois en 1989, Alain Lamassoure s’apprête à céder sa place. À Strasbourg, il va voter pour la dernière fois des textes qui ont nécessité des mois de négociations, de compromis. Alain Lamassoure est l’un des députés français les plus influents. Pourtant, a-t-il réellement du pouvoir, noyé dans un hémicycle de 751 parlementaires représentants actuellement 28 pays ?

Un travail de fond

Pour les Français, l’Europe, c’est surtout des Conseils européens, qui réunissent des chefs d’État et de gouvernement, ou encore la Commission de Bruxelles. Pourtant, souvent dans l’ombre, ce sont les députés qui élaborent la majorité des lois aux conséquences directes pour les citoyens européens, avec des méthodes de travail radicalement différentes des pratiques de l’Assemblée nationale. À Strasbourg, on discute avec tous les partis. Une nécessité, car le député européen n’a pas tous les pouvoirs. Seule la Commission européenne peut être à l’initiative d’une loi. Elle doit ensuite être votée dans les mêmes termes par le Parlement et le Conseil européen représentant chaque État. C’est ce qu’on appelle la codécision. Un système qui régit la plupart des décisions européennes.

Dans quelques minutes, ce député va parvenir à un coup de force : l’interdiction de la pêche électrique, contre l’avis de la Commission. Juste avant la décision finale, Younous Omarjee fait la tournée de ses collègues pour s’assurer de leur soutien. Le vote ne dure que quelques secondes, validé à une très large majorité. Pourtant, Younous Omarjee a mené ce combat durant de très longs mois, en convainquant un à un ses collègues, de gauche comme de droite. Un succès pour ce député. L’interdiction de la pêche électrique a été rendue possible par un travail long, discret, aux conséquences nombreuses, loin de l’agitation médiatique.

 

Politique monétaire et quantitative easing

  1. Qu’est-ce que le Quantitative Easing (QE)?
  2. Quel est le moyen conventionnel cité dans le document que la BCE utilise pour relancer l’économie? Quel est le mécanisme qui doit permettre une relance de l’économie?
  3. Comment le Quantitative Easing peut-il permettre de relancer l’économie?

 

 

http://ses.webclass.fr/jt/economie-bce-sort-son-plan-anti-crise

Est-ce que l’arrêt du QE est bienvenu pour tous les pays de la zone euro? Pour quels pays est-il favorable? Pour quels pays est-il défavorable?

http://ses.webclass.fr/jt/travailleurs-detaches-details-accord-union-europeenne

Quels exemples de dumping social indique le document ci-dessus ?

https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/zone-euro-la-croissance-va-ralentir-les-risques-s-accumulent-ce-1803993.php

REUTERS |  | 

La croissance de la zone euro vue à 2,1% cette année, 1,9% en 2019 et 1,7% en 2020. Tensions commerciales, Brexit et budget italien, parmi les facteurs de risque. La CE moins optimiste que Rome sur la croissance et les déficits.

par Francesco Guarascio

BRUXELLES, 8 novembre (Reuters) – La Commission européennes’attend à un ralentissement de la croissance de la zone euro dans les prochaines années avec l’accumulation de risques baissiers liés aux tensions commerciales initiées par les Etats-Unis, à l’éventualité d’un Brexit sans accord et à la confrontation entre Rome et ses partenaires européens sur le budget italien.

L’exécutif communautaire a en revanche légèrement relevé ses prévisions d’inflation pour cette année et l’année prochaine mais la hausse des prix ralentirait à nouveau en 2020.

La Commission européenne a confirmé sa prévision d’une croissance de 2,1% cette année au sein de la zone euro contre mais ne table plus que sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,9% en 2019 contre 2,0% en juillet. Pour 2020, la CE prévoit une poursuite du ralentissement de la croissance à 1,7%.

Pour l’ensemble de l’Union, ses prévisions d’automne donnent une croissance de 2,1% du PIB cette année comme en juillet et de 1,9% en 2019 (2,0%).

Concernant les deux principales économies de l’UE, l’Allemagne et la France, la CE a abaissé un peu plus nettement ses prévisions pour la première que pour la seconde.

La prévision de croissance du PIB allemand a été abaissée à 1,7% pour cette année et 1,8% pour 2019 contre 1,9% pour les deux années en juillet.

Pour la France, la prévision de croissance pour 2018 a été confirmée à 1,7% et abaissé à 1,6% pour 2019 contre 1,7%.

Concernant l’Italie, dont la Commission européenne a rejeté le projet de budget 2019 prévoyant un déficit public à 2,4% du PIB, la prévision de croissance pour cette année a été ramenée à 1,1% contre 1,3% en juillet tandis que celle pour l’année prochaine a été légèrement relevée à 1,2% contre 1,1%. Pour 2020, la CE s’attend à une croissance du PIB italien de 1,3%

Ses prévisions sont sensiblement inférieures à celles retenues par le gouvernement italien qui table sur une croissance de 1,5% l’année prochaine et de 1,6% en 2020.

« La croissance économique en Europe a atteint un pic en 2017 », relève Marco Buti, directeur général des Affaires économiques et financières de la Commission dans sa présentation des prévisions d’automne.

« En l’absence de chocs majeurs, le PIB devrait continuer à croître à un rythme modéré mais la trajectoire devant nous est semée d’incertitudes et de risques nombreux et interconnectés », prévient-il en référence aux tensions commerciales, aux turbulences dans les marchés émergents et à l’éventualité d’un Brexit sans accord.

« Certains risques identifiés se matérialisent (..) d’autres risques baissiers sont croissants et interconnectés et pourraient conduire à une situation bien pire que prévue », avertit-il.

Une surchauffe de l’économie alimentée par « une stimulation budgétaire procyclique » pourrait conduire à une hausse plus rapide que prévu des taux d’intérêt, ce qui aurait de nombreuses répercussions négatives au-delà des Etats-Unis, préviennent aussi les équipes de la Commission.

 

LES PRÉVISIONS D’INFLATION RELEVÉES

La Commission, qui s’attend à une croissance de 1,2% de l’économie britannique en 2019 et 2020, fondée sur « une hypothèse purement technique » au vu des incertitudes entourant la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, souligne qu’un Brexit désordonné impacterait négativement l’ensemble du bloc.

« Les doutes sur la qualité et la soutenabilité des finances publiques dans des Etats-membres très endettés pourraient se propager aux secteurs bancaires nationaux, soulevant des inquiétudes sur la stabilité financière et pesant sur l’activité économique », ajoutent les équipes de la Commission en référence notamment à l’Italie.

La Commission prévoit que le déficit des finances publiques à l’échelle de l’ensemble de la zone euro atteindra 0,6% du PIB cette année puis 0,8% en 2019 et 0,7% en 2020.

Il devrait en revanche atteindre 2,6% en France cette année, 2,8% l’année prochaine et 1,7% en 2020.

Dans le projet de loi de finances rectificative présenté mercredi en conseil des ministres, le gouvernement français a maintenu ses prévisions d’une croissance de 1,7% et d’un déficit public à 2,6% du produit intérieur brut cette année.

Dans le projet de loi de finances pour 2019, le gouvernement prévoit une croissance de 1,7% l’année prochaine et un creusement du déficit public à 2,8% du PIB.

Pour l’Italie, la Commission européenne table sur un déficit public à 1,9% du PIB cette année qui atteindrait 2,9% du PIB en 2019 et 3,1% en 2020.

La prévision d’inflation au sein de la zone euro a été revue en hausse pour cette année et l’année prochaine à 1,8% dans les deux cas, contre 1,7% pour les deux années en juillet.

L’inflation ralentirait en revanche en 2020, selon les prévisions de la Commission qui anticipent une hausse des prix de 1,6% à cet horizon, un chiffre toujours très inférieur à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’une inflation légèrement inférieure à 2,0% l’an à moyen terme.

La BCE a laissé sa politique monétaire inchangée la semaine dernière et réaffirmé son intention de mettre fin à son programme exceptionnel de soutien au crédit et aux marchés en dépit de la dégradation des perspectives de croissance et des turbulences liées à la politique budgétaire italienne.

 

 

 

Classement des vingt premières entreprises françaises établi par Fortune Global 500, données 2015 en millions de dollars

https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_plus_grandes_entreprises_fran%C3%A7aises_en_2015

Classement 2015

Classement par chiffre d’affaires 20151.
Rang Nom Siège social Pays Chiffre d’affaires
(millions $)
Bénéfice
(millions $)
Employés Branche Directeur Classement mondial
1. Total Courbevoie Drapeau de la France France 143 421 5 087 96 019 Pétrole Patrick Pouyanné 24
2. AXA Paris Drapeau de la France France 129 250 6 231 98 279 Assurances Henri de Castries 33
3. BNP Paribas Paris Drapeau de la France France 111 531 7 426 181 551 Banque Jean-Laurent Bonnafé 39
4. Société Générale Paris Drapeau de la France France 107 736 4 438 151 149 Banque Frédéric Oudéa 43
5. Groupe Carrefour Boulogne-Billancourt Drapeau de la France France 87 474 1 087 380 920 Commerce de détail Georges Plassat 73
6. Crédit Agricole Paris Drapeau de la France France 84 099 3 900 71 499 Banque Philippe Brassac 77
7. Électricité de France Paris Drapeau de la France France 83 202 1 317 156 312 Énergie Jean-Bernard Lévy 80
8. Engie Courbevoie Drapeau de la France France 77 520 -5 122 154 935 Énergie Isabelle Kocher 89
9. Groupe PSA Paris Drapeau de la France France 60 651 997 187 347 Automobile Carlos Tavares 140
10. Auchan Croix Drapeau de la France France 60 158 575 337 737 Commerce de détail Vianney Mulliez 144
11. BPCE Paris Drapeau de la France France 56 209 3 596 102 886 Banque François Pérol 155
12. Finatis Paris Drapeau de la France France 51 960 -80 330 433 Commerce de détail Didier Lévêque 170
13. Renault Boulogne-Billancourt Drapeau de la France France 50 280 3 132 120 136 Automobile Carlos Ghosn 178
14. CNP Assurances Paris Drapeau de la France France 49 305 1 254 4 740 Assurances Frédéric Lavenir (en) 182
15. Saint-Gobain Courbevoie Drapeau de la France France 46 169 1 437 168 114 Matériaux de construction Pierre-André de Chalendar 196
16. Orange Paris Drapeau de la France France 44 651 2 942 156 191 Télécommunication Stéphane Richard 204
17. Vinci Rueil-Malmaison Drapeau de la France France 43 618 2 270 185 452 Construction Xavier Huillard 210
18. Christian Dior Paris Drapeau de la France France 41 901 2 840 113 208 Luxe Sidney Toledano 228
19. Sanofi Paris Drapeau de la France France 41 460 4 756 115 631 Pharmaceutique Olivier Brandicourt 233
20. Bouygues Paris Drapeau de la France France 36 074 447 120 254 BTP, Télécommunication Martin Bouygues 280

Source : Wikipédia, Fortune Global 500.

 

Le « Nobel d’économie » attribué à deux Américains pour des travaux sur la croissance durable

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Antoine Reverchon

Le 50e prix de la Banque de Suède à la mémoire d’Alfred Nobel – ou Nobel d’économie – a été attribué, lundi 8 octobre, aux Américains William Nordhaus et Paul Romer. Favoris depuis plusieurs années, les colauréats « ont mis au point des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l’économie mondiale et bien-être de la planète », a indiqué l’Académie royale des sciences. L’annonce de ce prix coïncide avec la publication d’un rapport alarmiste des experts climat de l’ONU (GIEC) qui appellent à des transformations « sans précédent » pour limiter le réchauffement climatique.

Paul Romer, économiste haut en couleur à la carrière mouvementée, est essentiellement récompensé pour ses travaux académiques anciens qui, dans les années 1980, ont cherché à mesurer la part de l’innovation dans la croissance, insistant en particulier sur l’importance de la circulation des idées innovantes, et non des seules technologies, dans les rebonds du cycle économique. La notion de « croissance endogène », c’est-à-dire de croissance générée par la recombinaison permanente, grâce à ces idées, des facteurs de production déjà présents, est son apport principal à la science économique.

Mais Romer, qui se proclame homme d’action plus que de recherche, quitte l’université de Stanford en 2001 pour créer une start-up de service aux étudiants, puis se lance en 2009 dans la promotion du concept de « villes à charte ». Il s’agit de créer ex nihilo dans les pays pauvres des villes fonctionnant selon les pratiques et les principes favorisant au mieux les mécanismes de croissance endogène qu’il a théorisés. Mais ses projets, soupçonnés de relents néocolonialistes, s’enlisent dans les sables mouvants de la réalité politico-institutionnelle, le contraignant à rejoindre l’université de New York en 2011. Cela ne l’empêche pas de jeter un pavé dans la mare en publiant le 14 septembre 2016 un article retentissant, The trouble with macroeconomics, dans lequel il accuse ses collègues macroéconomistes de « faire tourner » des modèles mathématiques sans rapport avec le réel, semblables aux rituels religieux d’un clergé voué au culte de l’infaillibilité de la théorie économique néoclassique.

La Banque mondiale pense faire la preuve de son ouverture aux courants critiques du « consensus [néolilbéral] de Washington » en recrutant Paul Romer comme économiste en chef en octobre 2016. Mais son caractère entier fait vite scandale : il reproche publiquement aux travaux de sa propre équipe d’être trop « langue de bois », voire d’être influencés par des considérations politiques, dans le cas du rapport phare de la Banque, « Doing business », qui prétend classer les pays selon leur aptitude à accueillir les entreprises. Mis sur la touche, il doit démissionner dès janvier 2018 pour retourner à l’indépendance académique de l’université de New York.

Pionnier de la notion de prix du carbone par tonne de CO2

Moins connu et moins flamboyant que Romer, William Nordhaus a été le premier économiste à travailler sur le changement climatique dès la fin des années 1970. Il construit le modèle DICE – pour Dynamics Integrated Climate Economy Model –, publié en 1992, année du sommet de Rio, où il s’efforce de mesurer les coûts futurs des effets des émissions de gaz à effet de serre pour déterminer le prix présent des activités émettrices (ce que l’on appelle « actualisation ») : il est ainsi le pionnier de la notion de prix du carbone par tonne de CO2 comme incitation à la transition énergétique, aujourd’hui à la base de tous les calculs économiques sur les politiques climatiques.

Mais ses premières conclusions, qui fixaient alors le « prix de la tonne » à 4 ou 5 dollars, le classent parmi les économistes conservateurs, qui minimisent la nécessité d’une politique forte. Une polémique l’oppose à son collègue britannique Nicholas Stern, dont le rapport, publié en 2006, est beaucoup plus alarmiste. M. Nordhaus critique la méthode d’actualisation et le calcul du « coût d’irréversibilité » (c’est-à-dire l’actualisation spécifique aux effets irréversibles du changement climatique tel que la déforestation) utilisé par M. Stern.

William Nordhaus fera toutefois évoluer ses modèles au gré de la progression des connaissances sur les effets du réchauffement, intégrant ainsi des coûts de plus en plus élevés. Il a fini par défendre la nécessité d’une taxation mondiale du carbone, là où ses collègues plus « classiques » défendent la possibilité d’établir un prix mondial unique du carbone par la seule force du marché libre.

Seul prix à ne pas figurer au testament de l’inventeur suédois Alfred Nobel, le prix de « sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel » a été créé en 1968 par la Banque de Suède à l’occasion de son tricentenaire et décerné pour la première fois l’année suivante. En 2017, il avait été décerné à l’Américain Richard Thaler, père de la méthode dite du « coup de pouce », censée corriger les comportements irrationnels des consommateurs, contribuables ou investisseurs.

« La situation française se caractérise par un taux de pauvreté global relativement faible, mais une situation plus dégradée pour les enfants »

https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/06/16/la-situation-francaise-se-caracterise-par-un-taux-de-pauvrete-global-relativement-faible-mais-une-situation-plus-degradee-pour-les-enfants_5316291_3232.html

Par Michel Villac, président du Conseil de la famille, observe que la pauvreté se concentre aujourd’hui dans les familles monoparentales et les familles nombreuses à faible revenu.

Tribune de Michel Villac, président du Conseil de la famille. Un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, chiffre qui n’inclut ni l’outre-mer ni les enfants sans domicile ou vivant en foyer, souligne le rapport du Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) publié le 5 juin. Alors que le taux de pauvreté moyen de la population est de 14 %, il est de près de 20 % parmi les enfants de moins de 18 ans, de 40 % pour les familles monoparentales et les couples avec au moins 4 enfants, de plus de 60 % pour les familles monoparentales avec au moins 3 enfants. Ces écarts se sont creusés après la crise de 2008. C’est une des caractéristiques de la France par rapport à ses voisins : un taux de pauvreté global relativement faible, mais une situation plus dégradée pour les enfants.

Pour les familles monoparentales – le plus souvent des mères isolées –, cette situation est due à un fort éloignement du marché du travail, lié à un faible niveau de qualification et à la difficulté de concilier charges de famille et activité. Pour les familles nombreuses en couple, le modèle le plus fréquent est celui d’un père percevant un faible salaire, et d’une mère sans profession assurant les charges de la maison.

Notre système de prestations sociales serait-il sans effet ? Non, il est même un des plus efficients d’Europe. Le taux de pauvreté moyen diminue de 8 points (de 22 % à 14 %) après redistribution, mais de 18 points pour les familles monoparentales (de 59 % à 41 %), et de 24 points pour les couples avec au moins 4 enfants (de 65 % à 41 %). Même si le problème principal reste l’insuffisance des revenus du travail, il convient donc de conforter les prestations sociales.

Cumul de difficultés

La pauvreté résulte d’un cumul de difficultés quotidiennes qui rendent les conditions de vie des enfants particulièrement difficiles, mais risquent aussi de reproduire, une fois ces enfants adultes, le cycle de la pauvreté.

S’appuyant sur l’expérience des associations qui en sont membres, le Haut conseil met en avant cinq axes d’amélioration du quotidien de ces familles :

1. Accéder à l’accompagnement social et aux services collectifs en renforçant les services sociaux et Pôle emploi, à rebours de la tendance de ces dernières années.

2. Accéder aux services d’accueil de la petite enfance, afin que les mères seules puissent retrouver le chemin de l’emploi, et que les enfants bénéficient de meilleures conditions de socialisation et de développement.

3. Accéder aux cantines scolaires : il n’y a rien de pire pour un enfant que de passer sa journée le ventre vide, au détriment des apprentissages que propose l’école.

4. Changer le regard des institutions et des services sociaux, plus souvent orienté vers la recherche de la faute, de la défaillance ou du manque, que vers la compréhension et l’aide ; ce qui nourrit une crainte et une méfiance dans laquelle s’enracine le non-recours aux prestations et aux services.

5. Accompagner les démarches et les demandes, afin de contourner les obstacles de la numérisation, de la complexité de la réglementation et de la raréfaction des guichets.

Une somme importante, mais pas totalement hors de portée

Enfin, les prestations sociales sont aujourd’hui suspectées de coûter trop cher. Si l’on attribuait à chaque famille pauvre une aide ramenant son revenu au niveau du seuil de pauvreté, il faudrait mobiliser 8,5 milliards d’euros par an. C’est une somme importante, certes, mais pas totalement hors de portée, pour peu que la volonté politique existe.

En pratique, l’étroite imbrication entre RSA et prime d’activité fait qu’une augmentation du premier entraîne une augmentation plus importante de la seconde. C’est pourquoi le HCFEA propose trois options : augmenter le RSA pour les familles, bonifier la prime d’activité pour charge d’enfants, instaurer une allocation versée par enfant à charge vivant sous le seuil de pauvreté. Les deux premières élargiraient les outils actuels aux familles un peu au-dessus du seuil de pauvreté. La troisième permettrait de concentrer l’aide sur les familles pauvres.