La place – Annie Ernaux

Fiche de lecture : « La place », d’Annie Ernaux

Fiche de lecture réalisée par N, élève en terminale ES.

Annie Ernaux :

Annie Ernaux, (née Annie Duchesne), le 1er septembre 1940 à Lillebonne. Annie Ernaux passe son enfance et sa jeunesse à Yvetot, en Normandie. Née dans un milieu social modeste, de parents d’abord ouvriers, puis petits commerçants, Annie Ernaux fait ses études à l’université de Rouen. Elle devient successivement institutrice, professeure certifiée, puis agrégée de Lettres modernes. Au début des années 1970, elle enseigne au collège d’Evire à Annecy, puis à Pontoise, avant d’intégrer le Centre National d’Enseignement à Distance.  Elle fait son entrée en littérature en 1974, avec « Les Armoires vides« , un roman autobiographique. En 1984, elle obtient le prix Renaudot pour un de ses ouvrages à caractère autobiographique, « La Place ».

 Résumé de l’oeuvre :

Le récit débute avec la mort du père de l’auteure, en juin 1967. Deux mois après que sa fille fût reçue au Capes de Lettres.La jeune femme accompagne sa mère dans les démarches administratives puis rentre chez elle, où elle forme le projet d’écrire sur la relation qu’elle entretenait avec son père. S’en suit l’histoire mouvementée, d’un homme d’origine paysanne, victime de son milieu et profondément effrayé par « les malins de la ville ».  Le père se replie sur lui-même et les disputes sont nombreuses au sein de la famille. Le lycée confronte la narratrice à un monde tout à fait différent de son cadre familial. C’est pour elle l’occasion de fréquenter un milieu bourgeois et de découvrir la littérature. Cette période marque l’éloignement avec son père et un rapprochement progressif avec sa mère.

L’école et la famille : deux mondes totalement différents

Au sein de son œuvre, Annie Ernaux, met en évidence le rôle joué par sa famille au cours de son enfance (son groupe d’appartenance), et le rôle joué par l’école primaire et plus tard l’enseignement secondaire et supérieur (groupe de référence).

Tous deux issus d’un milieu « populaire », les parents de l’auteure ont toujours éduqué leur fille dans un souci d’humilité et de plaisirs simples. Accompagné d’une éducation religieuse et de messes dominicales. Le père qui n’avait malheureusement jamais eu l’occasion d’apprendre à lire et à écrire étant plus jeune n’a jamais vraiment encouragé sa fille à persévérer dans les études supérieures. L’intérêt constant de la jeune fille pour la littérature devenait alors l’objet de discorde, car son père ne pouvait ni comprendre, ni partager son hobby. L’environnement de son enfance, traditionnel est majoritairement constitué d’ouvriers ou de petits commerçants était également porteur d’idées reçues et de préjugés sur les « gens de la ville » trop pédants, prétentieux, et méprisants. Le quotidien des habitants était réglé comme du papier à musique, toute action était surveillée au crible, chaque « faux pas » ou info compromettante étaient immédiatement relégués à l’ensemble de la ville.

De son côté, le cadre scolaire offrit à la jeune fille un tout nouvel environnement, au sein duquel on privilégiait l’enseignement, la rigueur et le sérieux au travail manuel. Les codes du « bon langage », lui tient enseigner, autant à l’oral qu’à l’écrit. Loin du patois de son père, la jeune fille jouissait également de cours de latin, de sciences et de langues étrangères. Elle pût y rencontrer des étudiants provenant de milieux différents du sien, tels que la « petite bourgeoisie », avec qui des liens apparurent par la suite. Confrontée à des individus plus cultivés, la jeune femme, aiguisa son sens du goût dans de nombreux domaines (musique, luxe, vêtement, cinéma, littérature   décoration, etc..), et ainsi se construit une toute nouvelle culture, loin de ce qu’elle connaissait auparavant.

Ces instances : Moteur ou frein à la mobilité sociale ?

Si l’auteure a connu une véritable ascension sociale au cours de sa vie, celle-ci n’est pas sans raison.

D’une part, sa famille en tant que groupe d’appartenance, l’a confrontée à la dure réalité du monde ouvrier, un monde qui ne vous fait aucun cadeau, et ce peu importe votre âge, des métiers usants et non reconnus à leur juste valeur, peu payés, fatiguants et laissant des séquelles sur votre corps. Ce qui d’une certaine façon a été un moteur d’ascension sociale. Cependant sa famille a également joué le rôle de frein, car la jeune fille ne jouissait que d’un capital économique modeste, d’un capital culturel très faible, de peu de relations avantageuses, et d’aucun prestige lui étant propre.

Heureusement pour elle, l’école a pallié ce manque de ressources. Son capital culturel décuplait, ainsi que son réseau de relations prestigieuses lui ouvrant de nouvelles portes professionnelles haut placées. Petit à petit la jeune femme se taillait un nom et une réputation dans le monde des intellectuels, ce qui la poussait sans cesse à évoluer pour ainsi améliorer sa condition, ne manquer de rien, et être parfaitement indépendante et accomplie, ce qui en fin de compte la mena à créer sa propre place dans la société.

Inégalités homme / femme

Ce travail a été réalisé par Pauline Gresset et Nour Sahoune, élèves de Première ES.

Orientation et parcours professionel

 Introduction

Les femmes et les hommes n’occupent pas les mêmes emplois notamment parce que leurs parcours scolaires sont différenciés. L’enjeu est de parvenir à une plus grande mixité des filières et des métiers.

Taux de réussite au baccalauréat, selon le sexe (en%) 2013

  

  Baccalauréat général Baccalauréat technologique Baccalauréat professionnel Tous Baccalauréats
Filles 93 86,6 82,7 89,2
Garçons 90,7 86,3 76,5 84,6
Ensemble 92 86,55 78,9 86,9

 

Taux de réussite au Baccalauréat, selon le sexe (en%)  2014

Baccalauréat Général Baccalauréat Technologique Baccalauréat Professionnel Tous Baccalauréats
Filles 92,3 91,6 85,8 90,3
Garçons 89,3 89,8 79 85,6
Ensemble 91,1 90,7 82,2 79

 

Constats 2015 : Niveau de diplômes filles / garçons (en %

 

 

 

Obtention du brevet des collèges

 

 

Obtention du baccalauréat

Obtention d’une mention

»Bien » ou « Très bien » au Baccalauréatt

 

Sortie du systèmes éducatif sans diplôme ou Brevet uniquement

 

 

Études supérieures de la licence au doctorat

 

 

Filles 87 89 23 12 31
Garçons 82 85 19 18 24

Bien qu’honorables, ces résultats ne sont pourtant pas le reflet d’une insertion professionnelle agréable et rapide, d’importantes différences de choix d’orientation persistent selon le sexe, de nombreux vecteurs sont responsables de cette  incertitude chez le jeune l’influencent, le poussent ou au contraire le freinent dans sa réflexion. 

 

Les conséquences de cette socialisation se manifestent  d’autant plus une fois le lycée entamé. Dès la seconde, les élèves sont confrontés au choix de leurs enseignements d’exploration. Les filles s’orientent davantage vers des enseignements dits « littéraires » et les garçons « scientifiques ou technologiques ».

 

En 2013, 1,9% des filles en seconde générale et technologique ont choisi l’enseignement  « Sciences de l’ingénieur », contre 12,9% des garçons. Cette même année 9,7% des garçons en seconde générale et technologique ont choisis l’enseignement « Littérature et société », contre 20,6% des filles. Cependant il est intéressant de noter que les profils « économie – gestion » sont quasiment choisis à part égale : 5,1% de filles pour 5,9% de garçons.

 

Orientations prises en 2012 à l’issue de la seconde Générale

 

Filles Garçons
Seconde générale 64,7 58,6
S 28,6 38,4
ES 22,1 16,0
L 14,0 4,2

28,6% des filles scolarisées en seconde générale en  2011 ont intégrés une première S en 2012, alors que c’est le cas de 38,4% des garçons. Toujours en 2011, 14,0% des filles scolarisées en seconde générale ont intégrés une première L en 2012, alors que ce n’est le cas que pour seulement 4,0% des garçons.

Cependant le manque de parité le plus important s’observe au sein des études professionnelles. Quand garçons et filles s’orientent vers la filière professionnelle, les élèves ou apprenti(e)s ne choisissent pas les mêmes domaines. La plupart des spécialités sont loin d’être paritaires, au rang desquelles on retrouve les domaines de la production et des services : parmi les 14% de filles s’orientant dans les formations de la production, celles – ci se concentrent en grande majorité (90%) dans les secteurs du textile, de l’habillement et du travail du cuir, la plus grande partie restante se trouve  en métallurgie (57%). Elles sont néanmoins sous – représentées dans les domaines des forêts et espaces verts (9%), mécanique – électricité et électronique (2%), ainsi que dans la construction et couverture de bâtiment (1%).

Malgré un taux élevé de réussite au baccalauréat, spécifiquement à l’issue du bac S (94% de réussite au Bac en 2013), et d’orientations polyvalentes, les étudiantes sont encore trop nombreuses à se refuser les cursus les plus prestigieux et ambitieux.

Après l’obtention du bac S, les jeunes femmes sont peu présentes (29%) dans les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques (CPGE).

À série de bac égale, les choix d’études divergent et de nombreuses formations de l’enseignement supérieur restent peu mixtes.

Les jeunes femmes sont par exemple 74,1 % en cursus de langues, 70,1 % en arts, lettres et sciences du langage et 64,8 % en droit et sciences politiques. À l’inverse, elles ne sont que 24,9 % en sciences fondamentales et application et 28,6 % en Staps  (sciences et techniques des activités physiques et sportives).

 

Inégalités hommes / femmes

Le monde du travail

Introduction

 Le monde du travail est loin d’être égalitaire. En effet en se lançant dans la « vie active » hommes et femmes ne seront pas confrontés aux mêmes obstacles et ne bénéficieront pas des mêmes avantages. Au sein de l’Union Européenne, le taux moyen d’actifs parmi l’ensemble de la population (de 25 à 54 ans) était de 85,5% en 2016, cependant le taux d’activité selon le sexe n’est pas aussi équivalent : 91,4% pour les hommes contre 79,6% pour les femmes.

 C’est principalement dans les pays d’Europe du Nord que la présence des femmes dans le monde du travail est la plus proche de celle des hommes, même si elle reste cependant inférieure : un écart de 4,8 points en Suède, un écart de 5 points en Norvège. La France de son côté se positionne à quelques places en dessous de l’écart moyen européen avec un écart de 9,7 points entre hommes et femmes. (Voir annexe)

 

  1. Taux d’activité

« En 2015, selon l’enquête emploi, la population active au sens du Bureau international du travail (BIT) est estimée à 28,7 millions de personnes de 15 ans ou plus en France métropolitaine. Elle regroupe 25,8 millions d’actifs ayant un emploi et 2,9 millions de personnes au chômage. Le reste de la population âgée de 15 ans ou plus constitue la population dite « inactive », c’est-à-dire les personnes ne travaillant pas et ne recherchant pas activement un emploi ou n’étant pas disponibles rapidement pour en occuper un. »  

 INSEE 2015

 

En dix ans, la population active a augmenté de 1,4 million de personnes. Cette hausse concerne avant tout  les seniors, mais elle est également due à une présence renforcée des femmes sur le marché du travail. Entre 2005 et 2015, le taux d’activité des femmes de 15-64 ans a ainsi progressé de 3,2 points pour atteindre 67,6 % lorsque celui des hommes est resté quasi-stable (+ 0,3 point) pour s’établir à 75,5 % en 2015. Les seniors ont largement contribué à la hausse de la population active ces dernières années : le nombre d’actifs âgés de 50 à 64 ans a augmenté de 1,8 million depuis 2005. La part des 50-64 ans parmi les actifs de 15-64 ans est ainsi passée de 22,5 % en 2005 à 27,7 % en 2015.

 

Projections de population active

 

  2020 2040 2060
Nombre d’actifs (en millions) 29,6 30,4 31,2
Part des femmes (en%) 48,1 47,3 46,9
Part des 15-24 ans (en%) 9,9 10,1 10,1
Part des 25-54 ans (en%) 73,3 72,2 72,0
Part des 55 ans ou plus (en %) 16,8 17,7 17,9
Taux d’activité des 15-69 ans (en%) 67,7 69,4 69,7

 Champ :  France métropolitaine, population des ménages de 15 ou plus

 Source : Insee, projections de population active 2010-2060, scénario central.

 

Taux d’activité selon le sexe et l’âge

 

1990 2000 2010 2015
Hommes 75,9 75,3 74,9 75,5
15 à 24 ans 47,5 40,5 42,6 40,5
25 à 49 ans 96,4 95,2 94,8 93,2
50 à 64 ans 56,9 59,0 60,9 67,5
Dont 55 à 64 ans 40,8 35,8 45,0 55,1
Femmes 58,2 62,6 65,8 67,6
15 à 24 ans 40,3 33,2 35,2 34,2
25 à 49 ans 75,2 80,3 83,9 83,3
50 à 64 ans 37,9 46,3 53,6 61,1
Dont 55 à 64 ans 27,3 27,9 39,5 50,4
Ensemble 67,0 68,9 70,3 71,5

Champ :   France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15-64 ans.

Source : Insee, enquêtes Emploi

 

  1. Différences salariales et retraites

De manière générale, hommes et femmes n’obtiennent jamais de salaires égaux, et ce peu importe la catégorie Socio-Professionnelle ou le milieu d’origine.

Certes les femmes travaillent davantage à temps partiel, mais cet écart s’explique surtout par une différence de salaire horaire net. D’un secteur d’activité à l’autre, les écarts de salaire sont très nuancés, mais cependant toujours en défaveur des femmes. La répartition sexuée des métiers explique également l’écart de salaire horaire. Les femmes occupent en effet des postes de travail souvent moins qualifiés et par conséquent moins rémunérés. Cependant, à profession équivalente, elles perçoivent encore un salaire horaire de 10 % inférieur à celui d’un homme

La réduction du temps de travail et l’orientation professionnelle très sectorisée des femmes, concentrées dans des secteurs et à des postes moins rémunérateurs tels que la santé, l’enseignement, l’administration publique ou l’action sociale ne justifient pas entièrement le fait qu’une femme gagne moins qu’un homme. Car bien que pourvue de qualifications et répondant à toutes les conditions nécessaires (temps plein, âge, secteur, etc…), une femme ne sera pas considérée comme égale à son homologue masculin, un écart injustifié de salaire 9,9% les différencient : c’est de la « discrimination pure ».   


 

En raison des différences de carrières, les femmes partent en moyenne à la retraite un an plus tard que les hommes, avec des droits à la retraite inférieurs de 42 %. L’Insee note toutefois que les droits conjugaux et familiaux permettent de réduire cette inégalité de 26% en moyenne.

 Sources : INSEE hommes et femmes l’égalité en question, édition 2017.

  1. c) Vie professionnelle et vie personnelle

Ces écarts de salaires peuvent être la source de problèmes et de contraintes au sein de la vie personnelle et familiale de l’individu, l’obligeant a peser le « pour » et le « contre » de la situation et/ou de reconsidérer l’articulation de sa vie personnelle et professionnelle afin d’être le plus productif possible mais sans pour autant « se tuer à la tâche ».

 

Tableau annexe Europe

Taux de participation au marché du travail par sexe

 

Femmes en % Hommes en % Ecart Femmes/Hommes en points
Italie 66,8 88,2 -21,4
Irlande 73,4 89,3 -15,9
Grèce 77,7 93,2 -15,5
Hongrie 79,8 92,4 -12,6
Royaume-Uni 80,1 92,2 -12,1
Union européenne 79,6 91,4 -11,8
Pologne 79,0 90,8 -11,8
Belgique 79,8 90,4 -10,6
Espagne 82,3 92,5 -10,2
France 82,7 92,4 -9,7
Pays-Bas 82,2 91,7 -9,5
Allemagne 82,6 91,9 -9,3
Danemark 83,8 90,8 -7,0
Autriche 84,9 91,8 -6,9
Finlande 82,8 89,7 -6,9
Portugal 86,6 91,9 -5,3
Novège 83,8 88,8 -5,0
Suède 88,5 93,3 -4,8

 

Champs : Population active (actifs occupés et chômeurs) parmi les 25-54 ans, rapportée à la population totale du même âge.

 Source : Eurostat – Données 2016, Observatoire des inégalités.

 

 

 

Les cours du pétrole fin 2017 (exposé mars 2018)

Les cours du pétrole ont connu une forte augmentation fin 2017. Ainsi, après avoir atteint un point bas à 30$ le baril de Brent (pétrole de la Mer du Nord) en février 2016, le cours du baril de Brent atteignait 62$ en novembre 2017.

Afin de mieux saisir les évolutions actuelles du prix du pétrole et ce qui pourrait advenir demain, il est intéressant d’observer les précédents historiques et la manière dont ils se sont dénoués.

Depuis 1970, on dénombre seulement trois épisodes au cours desquels, le prix du brut a chuté brutalement de 40% et plus :

– le contre-choc pétrolier du milieu des années quatre-vingt où, suite à la surproduction consécutive à l’envolée des prix de 1973 (guerre du Kippour) et 1979 (révolution iranienne), les prix du baril s’étaient effondrés de 72% passant de 30,75 dollars le 25 novembre 1985 à 8,75 dollars le 22 juillet 1986,

– la première guerre du Golfe avec -59% du pic au creux (41,90 dollars le 11 octobre 1990, 17,15 dollars le 22 février 1991),

– et la crise des subprimes, jointe à la faillite de Lehman Brothers, avec -76% du pic au creux (145,61 dollars le 11 juillet 2008 à 34,58 dollars le 26 décembre 2008).

En revanche, après que les cours du baril ont touché leurs plus bas, le comportement du secteur a été très différent, selon la nature de la crise :

– ainsi, six mois après le contre-choc pétrolier de 1985-1986, les cours du brut avaient doublé (+111% du 22 juillet 86 au 22 janvier 87),

– par contre, six mois après la première guerre du Golfe, le rebond fut plus ténu (+15%),

  1. Les causes de l’augmentation des cours du pétrole

Une extraction pétrolière moins importante

Pour maintenir la production à son niveau actuel, les compagnies pétrolières doivent investir considérablement chaque année, de l’ordre de 630 milliards de dollars par an selon l’Agence internationale de l’énergie (AEI). Or, en 2015, elles ont investi 450 milliards de dollars, moins de 400 milliards en 2016 et les montants investis en 2017 sont estimés à 450 milliards de dollars.

Selon l’AEI, «la production de pétrole devrait donc baisser en 2018, ce qui provoquerait une augmentation du prix du baril qui pourrait très facilement remonter autour de 65-70 dollars fin 2018, début 2019 et se diriger vers les 80-90 dollars ensuite ».

Les pays pétroliers souhaitent voir les cours augmenter car la chute des cours du depuis fin 2015 a entraîné une chute des revenus pétroliers des pays producteurs. C’est pays ont donc décidé de prendre des mesures pour soutenir les cours :

L’accord de Vienne réalisé à l’initiative des pays de l’OPEP, a été signé le 30 novembre 2016 entre les pays membres de L’OPEP et les pays non membres, notamment la Russie. Les treize membres du cartel et Moscou se sont entendus pour réduire leur production de 1,2 million de barils par jour du 1er janvier au 30 juin 2017. Une décision qui a rassuré les marchés et fait remonter le prix du baril.

La baisse des cours du pétrole depuis 2015 avait été voulue par les pays producteurs, notamment par l’Arabie Saoudite, car les cours élevés avaient entraîné une plus grande utilisation des énergies alternatives, notamment, le gaz de schiste produit aux États-Unis. Mais, la faiblesse des cours s’est traduit par une chute des revenus trop importante pour les pays producteurs

 

Les causes qui tiennent à la demande : la demande de pétrole a augmenté, notamment la demande de la Chine.

  1. Les conséquences de l’augmentation des cours du pétrole

La baisse des cours du pétrole depuis fin 2015 jusqu’au premier semestre de 2017 a eu des effets favorables sur l’économie française selon le Ministère de l’Economie et des Finances, permettant une diminution des coûts de production des entreprises et une hausse du pouvoir d’achat des ménages.

Par contre, la hausse récente des cours, cours qui restent en dessous de leur niveau de 2015, pourrait augmenter les coûts des entreprises et avoir un impact négatif sur l’activité économique.

Par exemple, le prix de l’essence a augmenté, il est de 1,46 € le litre en janvier 2018, niveau record depuis plusieurs années. Le diesel atteint aussi un très haut niveau à 1,278 € le litre en janvier 2018. Ces hausses sont liées à l’augmentation du prix du pétrole ainsi que l’augmentation des taxes sur l’essence et sur le diesel.

  • Des effets positifs sur l’environnement

La hausse des cours du pétrole, devrait avoir un effet positif sur l’environnement en incitant les entreprises à faire des recherches sur les énergies propres.

On souligne l’engagement pris par Nicolas Hulot d’interdire la vente de voitures diesel et essence d’ici 2040 (on est loin d’être les seuls, la Norvège a fixé la même échéance à 2025, l’Inde à 2030, les Pays-Bas à 2035).

Sources :

Challenges.fr : https://www.challenges.fr/entreprise/energie/petrole-a-60-dollars-le-prix-du-baril-va-t-il-s-envoler-d-ici-la-fin-de-l-annee_509966

Capital.fr : https://www.challenges.fr/entreprise/energie/petrole-a-60-dollars-le-prix-du-baril-va-t-il-s-envoler-d-ici-la-fin-de-l-annee_509966

Les Echos : https://www.lesechos.fr/02/11/2017/lesechos.fr/030817424718_le-prix-du-petrole-franchit-la-barre-symbolique-de-60-dollars.htm

Exposé sur le chômage en France (mars 2018)

Alors que la croissance et la baisse du chômage se font sentir dans nombre de pays européens, en Espagne, au Royaume-Uni (un taux de chômage de 4,3% de la population active en décembre 2017 selon la définition du Bureau International du Travail, le BIT) ou en Allemagne (3,6% de chômage en décembre 2017) où le taux de chômage est proche du « taux de chômage incompressible », la France est l’un des pays qui connaît l’un des plus fort taux de chômage parmi les pays de l’Union européenne, égal à près de 9,6% de la population active en décembre 2017 d’après le BIT.

Cela est dû notamment à une mauvaise adéquation entre les besoins des entreprises et la formation des travailleurs. Par exemple, le MEDEF (mouvement des entreprises de France) a dévoilé l’année dernière en 2017, que près de 300 000 demandes de travail n’étaient pas satisfaites, principalement dans les métiers de bouche, (boulanger, charcutier). Cela est aussi dû au fait que de nombreux secteurs d’activité affrontent une concurrence coûts et qualité de nombreux pays.

Dans cet exposé, nous allons présenter dans une première partie, ce qu’est l’organisation internationale du travail (OIT), ainsi que ce qu’est le chômage selon l’INSEE (Institut nationale de la statistique et des études économiques) et selon Pôle Emploi.  Puis, dans une seconde partie, nous présenterons la situation de catégories particulièrement touchées par le chômage en France : les jeunes et les seniors.

L’INSEE calcule « le taux d’emploi d’une classe d’individus en rapportant le nombre d’individus de la classe ayant un emploi au nombre total d’individus dans la classe. Il peut être calculé sur l’ensemble de la population d’un pays, mais on se limite le plus souvent à la population en âge de travailler (généralement définie, en comparaison internationale, comme les personnes âgées de 15 à 64 ans), ou à une sous-catégorie de la population en âge de travailler (femmes de 25 à 29 ans par exemple) ».

Source : INSEE

I. Les définitions du chômage

 1. L’organisation internationale du travail (OIT)

Au niveaux mondial, l’organisation internationale du travail, (OIT), faisant partie de l’organisation des Nations Unies (ONU), a pour rôle de promouvoir les droits du travail. L’OIT est située à Genève en Suisse. Elle a pour directeur général Guy Ryder, auparavant syndicaliste britannique.

  2. Définitions du chômage et du chômeur d’après l’INSEE

L’INSEE définit un chômeur comme une personne en âge de travailler, (15 à 64 ans), qui répond simultanément à trois conditions :

– être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de référence ;

– être disponible pour prendre un emploi dans les quinze jours ;

– avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Selon l’INSEE, sont au chômage les personnes privées d’emploi, en âge de travailler et à la recherche d’un emploi. L’INSEE mesure le chômage chaque mois en France métropolitaine, cette évaluation permet une étude statistique par trimestre.

Les deux méthodes de comptabilisation des chômeurs, celle de Pôle emploi et celle de l’INSEE sont différentes, c’est ce qui peut expliquer des différences de chiffres qui sont donnés. La périodicité joue aussi un rôle important : les chiffres sont donnés tous les trois mois pour l’INSEE, alors que Pôle emploi donne les chiffres du chômage tous les mois. Toutefois, à compter du 1er janvier 2018, les chiffres de Pôle emploi seront trimestriels.

3. Le chômage et les chômeurs d’après Pôle Emploi

Pôle Emploi est un organisme public.

Pôle Emploi définit plusieurs catégories de chômeurs :

– La catégorie A : recense le nombre demandeurs d’emploi qui n’ont eu aucune activité au cours du mois précédent.

– Les catégorie B et C, mesurent, elles, le nombre de demandeurs d’emploi qui ont connu une petite activité au cours du mois, 78 heures ou moins (B) ou plus de 78 heures maximum.

– La catégorie D recense le nombre de personnes qui ne peuvent pas travailler immédiatement (les personnes en formation ou en arrêt maladie).

– La dernière catégorie, la catégorie E, recense le nombre de demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Source: le monde.fr et  service-public.fr

Les chiffres que Pôle emploi indique régulièrement sont les chiffres de la catégorie A.

Au premier janvier 2018, le nombre de demandeurs d’emploi par catégorie est le suivant :

Catégorie A : 3 636 620

Catégorie B : 759 860

Catégorie C : 1 328 380

Catégorie D : 307 280

Catégorie E : 377 100

 

II) Des populations plus touchées par le chômage : les jeunes de moins de 25 ans et les personnes de plus de 50 ans

Selon l’INSEE, le taux de chômage s’élevait à 9,6% en décembre 2017, en France.

Ces populations sont le plus touchées parce qu’elles ont des caractéristiques qui les rendent plus difficilement employables. Il s’agit notamment des jeunes dont on dit qu’ils manquent d’expérience. Les personnes de plus de 50 ans ont aussi beaucoup de difficultés. Si ces personnes sont handicapées ou sans diplômes, leur probabilité de trouver du travail est encore plus faible.

A) Les jeunes

 

Le taux de chômage des jeunes s’élevait à 20,7% fin 2017. On peut observer qu’au plan européen, le taux de chômage des jeunes diminue. Il stagne en France. En effet il était de 19,4% en février 2017. La France occupe l’une des premières places en Europe en ce qui concerne le taux élevé du chômage des jeunes.

B) Les personnes de plus de 50 ans

Au sens du BIT, le chômage des 50 ans et plus était de 6,1 % au dernier trimestre 2017. Cela est peu car beaucoup des chômeurs de 50 ans et plus ne sont pas dans la catégorie A.  De plus, beaucoup sont en chômage de longue durée.

source: https://www.journaldunet.com et dossier familial.fr

De façon générale, les chômeurs de longue durée sont de plus en plus nombreux : plus de 2,5 millions de personnes sur les 6 millions et plus inscrites à Pôle Emploi en 2016.

L’Assemblée Nationale (exposé décembre 2017)

L’Assemblée nationale

Sources : Wikipedia, LCI, Le Monde, La Toupie.

 

Actuellement on observe une forte montée de l’abstention (un taux d’abstention de 57,36% au second tour des élections législatives de juin 2017). Pourtant, voter est important pour faire vivre une démocratie. Dans ce document nous nous attacherons à montrer l’utilité et le rôle de l’Assemblée nationale dans le régime semi-présidentiel français du XXIème siècle. Premièrement nous allons présenter l’Assemblée nationale, puis dans un second temps nous présenterons les différents résultats des élections de juin 2017 et pour conclure nous évoquerons le processus de féminisation de l’Assemblée nationale au cours des dernières années.

 

1. Présentation de l’Assemblée nationale 

Le Parlement en France est constitué de deux chambres : la chambre haute le Sénat, qui est composée de 348 sénateurs et l’Assemblée nationale qui est composé de 577 députés. Ces 925 parlementaires, proposent des lois, proposent des amendements aux lois du gouvernement et votent aussi les lois.

L’Assemblée nationale est située au Palais Bourbon, rue de l’Université dans le 7ème arrondissement de Paris.

Les députés sont aussi amenés à se réunir pour former des groupes d’amitiés avec les autres pays. Par exemple il existe le groupe d’amitié France Allemagne.

2. Rôles de l’Assemblée nationale 

Dans un régime semi-présidentiel comme celui qui existe en France, le rôle de l’Assemblée nationale est de «représenter le peuple français, légiférer et contrôler l’action du gouvernement » (source : site de l’Assemblée nationale).

A) Représenter le peuple français :

Les députés sont élus pour 5 ans, ils sont élus au scrutin uninominal à deux tours. Depuis 1986 il y a 577 députés, le nombre de députés dans la Vème république a varié passant de 491 députés en 1958 à 579 députés au début des années 1980.

Pour prétendre à la députation, le candidat doit remplir plusieurs conditions : être de nationalité française, avoir plus de 18 ans, ne pas être dans les forces armées, par exemple un militaire ne peut être élu.

Les députés sont élus dans des circonscriptions, ces circonscriptions sont des découpages des départements. Sources : Wikipédia

B) Proposer et voter les lois

L’Assemblée nationale et le Sénat font des propositions de lois. Le gouvernement fait des projets de lois. Les propositions et les projets de lois sont examinés par l’Assemblée nationale ainsi que par le Sénat.

Il existe huit commissions permanentes à l’Assemblée nationale (site la toupie.org et site de l’Assemblée nationale) :

-commission des affaires culturelles et de l’éducation

-commission des affaires économiques

-commission des affaires étrangères

-commission des affaires sociales

-commission de la défense nationale et des forces armées

-commission du développement durable et de l’aménagement du territoire

-commission des finances

-commission des lois

Les propositions et projets de lois sont d’abord étudiés par l’Assemblée nationale puis elles le sont par le Sénat. Il existe un processus d’examen successif par l’Assemblée puis par le Sénat appelé « navette parlementaire » qui se prolonge jusqu’au vote d’un texte identique par les deux chambres. Si les deux chambres ne parviennent pas à voter un texte identique, c’est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot.

C) Contrôler l’action du gouvernement

L’Assemblée nationale peut contrôler le gouvernement par les questions écrites et orales au gouvernement, par le vote d’une motion de censure, par le vote de confiance ou l’engagement de la responsabilité du gouvernement.

-Les questions écrites et orales au gouvernement sont posées par les députés et les sénateurs. Elles permettent à ces derniers d’obtenir des éclaircissements sur la politique du gouvernement. Les parlementaires interrogent directement et publiquement les ministres concernés ou le premier ministre.

-Le vote de la question de confiance (article 49-1 de la Constitution)

Le gouvernement engage sa responsabilité sur son programme ou sur une déclaration de politique générale. Il doit obtenir le vote à la majorité absolue. Lors de son investiture, le gouvernement Macron a obtenu le vote de confiance de l’Assemblée nationale.

-Le vote d’une motion de censure contre le gouvernement à l’initiative des députés (article 49-2 de la Constitution)

C’est un moyen dont dispose le Parlement pour montrer sa désapprobation à l’égard de la politique du gouvernement et pour le contraindre à démissionner (article 49-2 de la Constitution). Une motion de censure doit être portée par un dixième des députés c’est-à-dire 58 députés aujourd’hui. Elle doit ensuite être votée à la majorité absolue, c’est-à-dire par 289 députés au moins. Les députés abstentionnistes ou absents sont comptabilisés comme s’ils étaient en faveur du gouvernement.

Si la motion de censure est votée, le gouvernement est dissous et le Président de la république prononce la dissolution de l’Assemblée nationale et provoque de nouvelles élections des députés.

-Le gouvernement engage sa responsabilité sur le vote d’un texte (projet ou proposition de loi) (article 49-3 de la Constitution)

Cette possibilité est inscrite à l’article 49-3 de la Constitution. Cette procédure permet au gouvernement de faire adopter un texte de loi sans débat. Mais, le Parlement peut déposer une motion de censure en riposte. Dans les faits, une procédure de motion de censure en riposte n’a jamais abouti.

Le 49-3 est largement utilisé par les gouvernements pour abréger les discussions. Le gouvernement de Manuel Valls a utilisé le 49-3 pour adopter la loi travail.

Dans la Vème république c’est le président qui promulgue les lois, et il a le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale, dans ce cas de nouvelles élections législatives sont organisées. Cela s’est notamment passé en 1997, lors du premier mandat du président Jacques Chirac.

3. Les groupes parlementaires

Un groupe parlementaire est une association de parlementaires qui se regroupent en fonction de leurs choix politiques au sein d’une chambre de parlement. Les groupes parlementaires sont aussi appelés, caucus ou conférence.

Les membres d’un groupe parlementaire sont souvent issus d’un même parti politique, « mais un groupe peut aussi être composé de membres de différents partis, notamment si leur parti ne dispose pas de suffisamment de sièges pour former un groupe. » (Wikipedia).

Un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale doit comporter au minimum 15 députés. Les députés qui ne veulent pas faire partie pleinement d’un groupe parlementaire peuvent s’y apparenter. Par ailleurs, un député ne peut pas appartenir à deux groupes parlementaires différents. Les groupes parlementaires constitués se choisissent un président. Celui-ci remet au président de l’Assemblée nationale une déclaration politique rédigée par son groupe dans laquelle celui-ci présente la politique qu’il va défendre durant sa mandature.

Les députés non affiliés ont uniquement le droit de poser deux questions aux membres du gouvernement pendant la durée d’un mois.

Source : Le Monde

4. Résultats et composition des groupes parlementaires après les législatives de juin 2017

 A)Résultats des élections législatives

LREM (La République En Marche) : 309 députés soit 53,38% des sièges.

Les Républicains : 112 députés soit 19,4% des sièges.

Le Modem : 42 députés soit 7,28% des sièges.

La Nouvelle Gauche : 31 députés soit 5,37% des sièges.

La France Insoumise : 17 députés soit 2,95% des sièges.

UDI : 17 députés soit 2,95% des sièges.

Divers gauche : 12 députés soit 2,08% des sièges.

PCF : 10 députés soit 1,73% des sièges.

Front National : 8 députés soit 1,39% des sièges.

Divers : 7 députés soit 1,21% des sièges.

Divers droite : 3 députés soit 0,52% des sièges.

PRG : 1 député soit 0,17% des sièges.

EELV : 1 député soit 0,17% des sièges.

Source : LCI

B) Les groupes parlementaires depuis les élections législatives de juin 2017

Source : Le Monde, LCI.

Sept groupes parlementaires ont été constitués après les élections législatives de juin 2017.

Cinq groupes se sont déclarés d’opposition. Il s’agit des groupes suivants :

Les Républicains, Les Constructifs, La Nouvelle Gauche, La France Insoumise, La Gauche démocrate et républicaine.

Pour sa part, le Modem s’est déclaré allié de La République En Marche à l’Assemblée nationale.

Le groupe La République En Marche dispose de la majorité absolue : 309 membres et quatre apparentés, dont Manuels Valls, l’ancien premier ministre. Le groupe est présidé par Richard Ferrand, député du Finistère.

Le groupe Mouvement démocrate et apparentés, 43 députés et 4 apparentés, est dirigé par Marc Fesneau, député du Loir-et-Cher.

Le groupe Les constructifs comprend des députés Les Républicains, UDI et indépendants, 35 députés. Il est présidé par Franck Riester (LR, Seine-et-Marne).

Le groupe Les Républicains compte 100 députés, 95 membres et 5 apparentés. Il est présidé par Christian Jacob.

Le groupe Nouvelle Gauche comprend 31 députés. Il s’agit du groupe socialiste (28 députés) et de 3 apparentés. Il est présidé par Olivier Faure.

Le groupe La France Insoumise (LFI) compte 17 députés. Il est présidé par Jean-Luc Mélenchon.

Le groupe La Gauche démocrate et républicaine (GDR) compte 16 députés, dont 11 députés communistes. Il est présidé par André Chassaigne.

 

C) Le processus de féminisation de l’assemblé nationale

-Taux de femmes élues dans quelques partis aux élections de juin 2017 :

LREM : 47% de femmes

Modem : 46,34% de femmes

Les républicains 24% de femmes

Le PS : 40% de femmes

 

 

LE SÉNAT (exposé décembre 2017)

LE SÉNAT

Sources : www.senat.fr/

Europe 1 et Ministère de l’Intérieur

Les points «I. Qu’est-ce que le Sénat» et «II. L’organisation du Sénat» sont des extraits du site du Sénat.

Le point «III. Les élections Sénatoriales de septembre 2017 : renouvellement de la moitié du Sénat, la droite reste majoritaire» a pour sources :

– « Sénatoriales : la droite reste majoritaire, nette déception pour La République en marche », Europe 1, 24 septembre 2017.

– Ministère de l’Intérieur

  1. Qu’est-ce que le sénat

 Source : www.senat.fr/

Le Sénat est le représentant des collectivités de métropole et d’outre-mer ainsi que des Français établis hors de France. Situé au Palais du Luxembourg, le Sénat est une assemblée représentative. C’est la deuxième « chambre » du Parlement français, la première étant l’Assemblée nationale. Pour désigner ce système de double représentation de la France et des Français, on parle de « bicamérisme ».

A. Modalités d’élection des sénateurs

Les 348 sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par environ 162 000 grands électeurs. Dans chaque département, les sénateurs sont élus par un collège électoral de grands électeurs formé d’élus de la circonscription : députés et sénateurs, conseillers régionaux, conseillers départementaux, conseillers municipaux, élus à leur poste au suffrage universel. Un sénateur est élu pour un mandat de 6 ans. Le nombre de sénateurs élus dans chaque circonscription varie en fonction de la population : 1 sénateur pour la Lozère, 5 dans le Bas-Rhin et 12 à Paris. Chaque renouvellement permet d’élire environ la moitié des sénateurs répartis en deux séries. La série 1 qui comporte 170 sièges a été renouvelée lors des élections sénatoriales de septembre 2017. Les 178 sièges de la série 2 ont été renouvelés en septembre 2014.

B. Les deux chambres du Parlement

Les deux chambres du Parlement assument exactement les mêmes fonctions : examiner en détails les lois et les modifier, approfondir les grandes questions nationales et contrôler l’action du gouvernement. Mais à la différence de l’Assemblée nationale, le Sénat défend en plus les intérêts des communes, des départements et des régions, ce qu’on appelle les « collectivités territoriales ». L’Assemblée nationale, quant à elle, dispose du dernier mot sur le vote des lois. Cela veut dire que c’est elle qui décide au cas où le Sénat et l’Assemblée ne seraient pas d’accord.

 

2. L’Organisation du Sénat

A. LE PRÉSIDENT

Le Président du Sénat est élu par l’ensemble des sénateurs, tous les trois ans, après chaque renouvellement partiel de l’assemblée. Monsieur Gérard Larcher (Les Républicains) a été réélu pour la troisième fois président du Sénat le lundi 2 octobre 2017. Il joue un rôle fondamental dans la vie de cette institution. Il assure l’organisation et la direction des débats ; il veille à la sécurité et au bon fonctionnement du Sénat ; il est également chargé de le représenter auprès de tous les organismes officiels. En outre, le Président du Sénat assure des responsabilités particulièrement importantes dans le fonctionnement des institutions : garant de la continuité de la République, il exerce provisoirement les fonctions de Président de la République si celui-ci est empêché, s’il démissionne ou vient à mourir ; il remplace le Président à l’Élysée, sans toutefois pouvoir dissoudre l’Assemblée nationale, ni organiser de référendum. L’intérim dure environ 50 jours, le temps de procéder à l’élection d’un nouveau président. Gardien de la Constitution, il nomme 3 des 9 membres du Conseil constitutionnel. Il peut saisir ce Conseil si les textes des lois votées lui paraissent non conformes à la Constitution. Il est également et obligatoirement consulté par le Président de la République dans certaines circonstances (dissolution de l’Assemblée nationale ou usage de l’article 16 de la Constitution). L’article 16 stipule que si les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés  d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il doit aussi en informer la Nation par un message.

B. LE BUREAU

Le Président du Sénat est assisté dans sa tâche par 25 sénateurs, désignés immédiatement après lui. Ils forment ensemble le Bureau du Sénat. Dans sa réunion collégiale, le Bureau a tous pouvoirs pour présider aux délibérations du Sénat et pour en organiser et diriger tous les services. Outre les attributions collégiales, les différents membres du Bureau possèdent des attributions spécifiques. Les membres du Bureau du Sénat sont élus pour trois ans, après chaque élection sénatoriale.

C. LES GROUPES POLITIQUES

Les groupes politiques sont librement constitués par les sénateurs qu’unissent les mêmes affinités politiques et, le plus souvent, l’appartenance à un même parti dont ils forment, en quelque sorte, la fraction parlementaire. Ils constituent des rouages essentiels dans la vie du Sénat. Les groupes, qui doivent chacun réunir au moins 10 sénateurs, se constituent ou se reconstituent après chaque renouvellement triennal. Chaque groupe dresse la liste de ses membres et rédige une déclaration politique résumant les idées autour desquelles il se rassemble. Il élit également un Bureau et un président. Les groupes sont dotés de moyens matériels, notamment de locaux (salles de réunions et bureaux pour le président et les membres du secrétariat administratif). Les aides qui leur sont consenties par le Sénat sont exclusivement destinées aux dépenses nécessaires à leurs activités ainsi qu’à la rémunération des collaborateurs qui les assistent dans leurs tâches. Les présidents de chaque groupe ont un rôle important. Ils siègent notamment à la Conférence des présidents, chargée de régler l’ordre du jour des séances publiques.

 

III. Les élections Sénatoriales de septembre 2017 : renouvellement de la moitié du Sénat, la droite reste majoritaire

Sources :

– « Sénatoriales : la droite reste majoritaire, nette déception pour La République en marche », Europe 1, 24 septembre 2017.

– Ministère de l’Intérieur

 

La droite, à travers Les Républicains et l’UDI, reste majoritaire au Sénat.

Sur les 170 sièges renouvelables de la série 1 et l’élection partielle de la série 2 concernant un siège (remplacement d’un Sénateur de la Savoie), la répartition des 171 Sénateurs élus est la suivante :

  • Les Républicains : 59 sièges ;
  • Parti socialiste : 33 sièges ;
  • UDI : 21 sièges ;
  • Candidats divers droite : 18 sièges ;
  • La République En Marche : 12 sièges ;
  • Parti communiste français : 10 sièges ;
  • Candidats divers gauche : 8 sièges ;
  • Modem : 4 sièges ;
  • Candidats écologistes : 3 sièges ;
  • Parti radical de gauche : 2 sièges ;
  • Divers : 1 siège.

 

Soixante-huit Sénateurs sortants sont réélus.

La répartition des Sénateurs par groupes politiques est la suivante :

Groupe Les Républicains : 146 membres, Président : M. Bruno RETAILLEAU

Groupe socialiste et républicain : 78 membres, Président : M. Didier GUILLAUME

Groupe Union Centriste : 50 membres, Président : M. Hervé MARSEILLE

Groupe La République En Marche : 21 membres, Président : M. François PATRIAT

Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen : 21 membres, Président : M. Jean-Claude REQUIER

Groupe communiste républicain citoyen et écologiste : 15 membres, Présidente : Mme Éliane ASSASSI

Groupe Les Indépendants – République et Territoires : 11 membres, Président : M. Claude MALHURET

Réunion administrative des Sénateurs ne figurant sur la liste d’aucun groupe : 6 membres, Délégué : M. Philippe ADNOT

 

 

L’emploi des femmes en France (exposé mai 2016)

 

 

Sources :

lesmetiers.net

Wikipédia

Insee

Travail-emploi.gouv.fr

 

Le taux d’emploi d’une classe d’individus est calculé en rapportant le nombre d’individus de la classe ayant un emploi au nombre total d’individus de la classe. Il peut être calculé sur l’ensemble de la population d’un pays, mais on se limite le plus souvent à la population en âge de travailler. (D’après INSEE et Wikipedia).

 

Quelques dates importantes :

Après un long combat, les femmes obtiennent le 21 avril 1944 le droit de vote par ordonnance.

En 1965, réforme du régime matrimonial de 1804 : la femme peut gérer ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans l’autorisation de son mari.

 

Aujourd’hui, si dans les textes, les femmes ont les mêmes droits que les hommes, dans la réalité bien des inégalités subsistent : elles occupent encore majoritairement les emplois les moins bien payés, elles sont, plus que les hommes, victimes du chômage et de la précarité, et elles sont encore aujourd’hui, plutôt écartées du pouvoir dans les partis politiques ou au Sénat…

 

En France, en 2014, 12 319 000 femmes âgées de 15 à 64 ans ont un emploi, soit 60,9% de l’ensemble des femmes âgées de 15 à 64 ans tandis que 13 224 000 d’hommes âgés de 15 à 64 ans ont un emploi, soit 67,7% de l’ensemble des hommes âgés de 15 à 64 ans. On observe donc qu’en France, en 2014, les hommes ont plus de facilités à trouver un emploi que les femmes selon l’Insee.

 

Début 2015, les femmes affichent un taux de chômage inférieur à celui des hommes, à 9,7% (un chiffre en hausse de 0.3 point sur un trimestre) contre 10,1% pour les hommes.

 

Des concentrations d’hommes et de femmes dans certains secteurs d’activités :

Les femmes se concentrent dans certaines catégories de métiers : par exemple, elles sont nombreuses dans les métiers d’aides à domicile et d’assistantes maternelles, d’agents d’entretien ou d’enseignants.

La répartition des hommes dans les différents secteurs d’activités est plus dispersée.

Cette différence de concentration entre les hommes et les femmes peut s’expliquer en partie parce que les hommes sont plus nombreux que les femmes dans l’industrie, tandis que les femmes sont beaucoup plus présentes dans les métiers de services.

Au sein de la fonction publique, 61% des agents sont des femmes.

Dans le secteur privé (tout secteurs confondus), le temps partiel concerne surtout les femmes : 82% des salariés à temps partiel sont des femmes et 31% des femmes salariées sont à temps partiel (contre 7% des hommes) selon une étude publiée en 2013. Les femmes sont particulièrement à temps partiel quand elles ont des enfants à charge (plus de 45% des femmes salariées ayant au moins 3 enfants travaillent à temps partiel).

Des salaires moins élevés :

Les écarts de salaire entre les femmes et les hommes reflètent particulièrement des inégalités entre les sexes dans le monde du travail. En dépit de la loi du 23 mars 2006 sur l’égalité salariale, le salaire des hommes reste en effet supérieur en moyenne de 24% à celui des femmes, selon l’Insee en 2012.

Quelque soit le secteur d’activité, les écarts de salaire entre les hommes et les femmes sont les plus importants parmi les cadres. Les femmes cadres gagnent 21,8% de moins que les hommes dans le secteur privé. Elles représentent 39% de l’emploi cadre.

Cette inégalité des chances pour les femmes dans l’accès aux postes les plus élevés témoigne de l’existence d’un véritable « plafond de verre » à la fois invisible et très difficilement franchissable.

La majorité des femmes n’arrêtent pas de travailler lorsqu’elles ont des enfants. C’est entre 25 et 49 ans que leur taux d’activité augmente d’ailleurs le plus. Dans le cadre de leur travail, les femmes sont souvent exposées à la précarité, aux bas salaires, au chômage de longue durée, aux risques psychosociaux et aux agressions physiques ou verbales.

Une diminution des inégalités :

Toutefois, en 5 ans, la proportion de femmes a doublé dans les conseils d’administration des entreprises grâce à la loi Copé-Zimmerman visant 40% des femmes dirigeantes d’ici 2017.

Moins d’un tiers des femmes sont aujourd’hui créatrices d’entreprises, mais cette proportion tend à augmenter. Lorsqu’elles se lancent dans le monde du travail, les femmes le font avec un niveau de diplôme plus élevé que celui des hommes, mais avec moins d’expériences professionnelles. On observe que les femmes sont généralement plutôt attirées par les métiers du secteur tertiaire, notamment le commerce et les services aux particuliers.