Oise : une nouvelle arme contre le chômage dans les quartiers sensibles

http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-une-nouvelle-arme-contre-le-chomage-dans-les-quartiers-sensibles-10-04-2019-8050605.php

 

Le dispositif Emplois francs octroie jusqu’à 15 000 € aux entreprises. Lancé début avril dans le département, il a déjà permis trois embauches.

« Je ne peux pas le prouver, mais je suis sûr que l’on m’a déjà refusé un emploi car je viens du Plateau. » Devant l’agence Pôle emploi commune à Creil et Nogent-sur-Oise, ce jeune homme de 23 ans en est persuadé. La discrimination à l’embauche selon la ville ou le quartier d’origine est bien réelle.

C’est contre ce genre de stéréotype qu’entend lutter le dispositif Emplois francs, de Pôle emploi. Applicable dans les Hauts-de-France depuis début avril, il s’agit d’un système de subvention contre l’embauche d’une personne habitant l’un des dix-huit quartiers prioritaires de la Politique de la ville*. Ainsi, si une entreprise recrute par exemple une personne venant du Plateau, à Creil, elle touchera 5 000 € par an, durant trois ans en cas de CDI. Ou 2 500€ par an, durant deux ans, pour un CDD.

10 372 chômeurs concernés

L’enjeu est de taille pour l’Oise. Selon Pôle emploi, 10 372 chômeurs résident en effet dans ces quartiers prioritaires dans le département. Soit 15 % du nombre de demandeurs d’emploi total.

Et déjà, ces Emplois francs ont permis trois embauches dans le département. Après dix ans de galère en intérim, Iléana Appin vient de signer son CDI en tant que gestionnaire de stock. Clef Job, l’entreprise qui l’a recrutée, va se servir des sommes perçues pour lui permettre de gagner en qualifications. « Sinon cela n’aurait aucun sens, martèle Franck Deveughele, président de Clef Job. Cette enveloppe va nous permettre d’investir en étoffant sa formation, ce qui lui permettra de viser plus haut. »

« L’endroit où je vis a forcément été pris en compte »

Iléana Appin possède déjà un bac + 2 dans le domaine de la logistique en 2008. Mais au bout de dix ans, cette habitante du quartier des Coteaux, à Nogent-sur-Oise, n’avait pas trouvé de CDI dans le domaine qui lui correspondait. « J’ai toujours essayé de rentrer en tant que préparatrice de commandes pour ensuite gravir les échelons. Mais on me demandait une expérience que je n’avais pas, décrit-elle. Comment en gagner si on me refuse tous les emplois auxquels je postule ? J’ai les diplômes et les qualifications nécessaires. On ne m’a jamais fait la remarque, mais l’endroit où je vis a forcément été pris en compte. »

 

L’association Office privé d’hygiène sociale vient pour sa part de recruter deux Nogentais en CDI avec ce dispositif. Pour son président, Claude Maillard, cette nouvelle aide va inciter l’embauche locale. « Cela peut inciter certains à recruter sur leur secteur mais surtout à ne pas trier les candidatures selon les origines géographiques. »

« C’est comme un premier coup de pédale »

Les Emplois francs pourraient ainsi intéresser de nombreux entrepreneurs. Comme Richard Evra, un des derniers fabricants d’hélice en France, basé à Creil. « Vous êtes sûrs que ce dispositif n’est pas rétroactif ? plaisante-t-il, alors qu’il vient tout juste de recruter un premier salarié. J’ai du mal à embaucher car je ne fais pas beaucoup de chiffres. Mais là, cela permet d’engager, donc de dégager de l’argent en plus et donc pourquoi pas de générer des embauches supplémentaires. C’est comme un premier coup de pédale. »

*Argentine, Beauséjour, Belle Vue Belle Visée, Clos-des-Roses, la Victoire, les Côteaux, les Hauts de Creil, les Martinets, les Rochers l’Obier, les Sables, les Terriers, Liancourt les Abords du parc, Mont-Siméon, quartier de la Nacre, quartier Kennedy, Saint-Jean, Saint-Lucien, Vivier-Corax.

 

 

Emploi : à quoi ressemblent les contrats courts en hausse en France ?

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/emploi-a-quoi-ressemblent-les-contrats-courts-en-hausse-en-france_2819553.html

Journal de France 2 du 25 juin 2018.

Le gouvernement semble de plus en plus favorable à la taxation des contrats courts. Muriel Pénicaud a rappelé ce 25 juin que le gouvernement l’appliquerait si les partenaires sociaux ne s’entendaient pas d’ici la fin de l’année.

Les contrats de travail sont de plus en plus nombreux et ils sont de plus en plus courts. « Aujourd’hui, 87% des contrats signés sont des CDD. C’était 72% en 2000. La moitié de ces CDD sont d’une durée de moins de cinq jours alors que c’était 22 jours en 2000. Aujourd’hui, un CDD sur trois est d’une durée de seulement un jour », explique Jean-Paul Chapel sur le plateau de France 2.

12% des allocataires sont en contrat court

Traditionnellement, l’hôtellerie et la restauration sont des secteurs ayant recours à ces contrats courts. « Il y a aussi les secteurs de la sécurité, du nettoyage et même les travailleurs sociaux qui sont désormais en contrats précaires. Les entreprises qui abusent de ces contrats de moins d’un mois les font payer à la collectivité. C’est l’Assurance chômage qui prend le relai. 12% des allocataires sont en contrat court. Un coût estimé à 1,9 milliard d’euros », conclut le journaliste.

Carrefour : 227 magasins menacés de fermeture d’ici cet été

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/carrefour-des-centaines-de-magasins-menaces-de-fermeture_2761725.html

Extrait du journal de 20h de France 2 du dimanche 20 mai 2018.

Le groupe Carrefour pourrait fermer plusieurs centaines de magasins en France, comme l’a annoncé le président du groupe, Alexandre Bompard.

Des magasins Carrefour de proximité, « City » ou « Contact », pourraient disparaître du coin de la rue. C’est la conséquence d’une cure d’austérité décidée dès janvier par Alexandre Bompard. Arrivé à la tête du groupe Carrefour dès l’été dernier, le PDG a annoncé vouloir se séparer des ex magasins Dia. Aujourd’hui, sur ces 273 Carrefour de proximité, 227 n’ont toujours pas trouvé de repreneur et pourraient fermer cet été. Principales régions concernées : le Nord avec 59 magasins, l’Est avec 46, et le Sud, où 36 Carrefour « City marché » et « Contact » sont menacés.

2 100 emplois menacés

Pour la CGT, la direction veut favoriser ses actionnaires. « Il y a des magasins qui ont peut-être 20 ou 30% de rentabilité, mais ça ne leur suffit pas,explique Philippe Allard. Ils veulent des rentabilités encore plus importantes pour dégager du cash pour les actionnaires. »

De son côté, la direction de Carrefour juge ses magasins pas assez attractifs, mais assure travailler au reclassement des 2 100 salariés menacés de perdre leur emploi : « 76 salariés ont déjà été reclassés en interne et 240 candidatures sont en train d’être étudiées. La direction proposera des offres locales de reclassement aux salariés concernés. » Les magasins menacés de fermeture ont jusqu’au 4 juin pour trouver un repreneur.

Keynes et la fragilité des économies financières

Revue Sciences Humaines, mai 2009.

[Questions sur le document que j’ajoute (elles ne font pas partie du texte de Xavier de la Vega) :

1) Qu’est-ce que la demande effective ?

2) Selon Keynes, comment les entreprises fixent-elles leur niveau de production et d’emploi ?

3) Pourquoi souhaite-t-on détenir de la monnaie, des liquidités ?

4) Une politique monétaire expansionniste permet-elle toujours un supplément d’investissement ?]

 

L’économiste britannique a été l’un des pourfendeurs les plus virulents de l’autorégulation du marché. La Théorie générale, son ouvrage le plus célèbre, apporte une justification à une intervention massive de l’État en temps de récession économique et met l’accent sur la fragilité inhérente des économies financières.

Il n’a pas fallu plus de quatre ou cinq semaines, de la fin août au début du mois d’octobre 2008, pour que le monde entier redevienne keynésien.

La crise financière de 2008 a en effet redonné toute son actualité au principal message de John Maynard Keynes: une économie de marché fonctionnant sans entraves peut parfaitement s’établir dans un état durable de récession et de chômage. Dans ce cas, seule une politique ambitieuse de dépenses publiques peut la tirer de ce mauvais pas. Car, dans un contexte de pessi­misme des entreprises et des marchés finan­ciers, seul l’État peut compenser l’effondre­ment de l’investissement privé. Publiée en 1936, en pleine grande dépression, la Théorie générale de Keynes venait apporter un ren­fort théorique au New Deal mis en œuvre dès 1933 et les premiers 100 jours du mandat du président américain Franklin D. Roose­velt. Alors que le mandat de Barack Obama s’amorce en claire référence à ce dernier, l’esprit de Keynes semble s’être échappé de sa bouteille, incitant les gouvernants du monde entier à méditer sur la fragilité inhérente à l’économie de marché.

Keynes aimait à se définir comme un héré­tique, un penseur en rupture de ban, qui ne partageait plus la doctrine de la majo­rité de ses collègues économistes. Publié en 1936, la Théorie générale, son ouvrage le plus célèbre, s’attaque de fait à la clé de voûte de l’orthodoxie économique: la croyance dans l’autorégulation du marché. Qu’ils s’appellent Pigou (1877-­1959), détenteur de la chaire d’économie politique de Cambridge, ou Hayek (1899-1992), figure montante de la London School of Economics, les écono­mistes néoclassiques considèrent qu’une économie où les prix et les salaires sont libres de s’ajuster converge tôt ou tard vers un équilibre de plein-emploi.

Comment comprendre alors que depuis le début des années 1920 le nombre de chômeurs britanniques ne soit jamais des­cendu en dessous d’un million? Et que dire des 20% de chômeurs que le pays compte depuis le déclenchement de la grande dépression, au début des années 1930? Les théoriciens orthodoxes attribuent ces perturbations à de mauvaises interven­tions de l’État, soit une augmentation de la monnaie en circulation (F. Hayek), soit la fixation d’un niveau de salaire trop élevé qui décourage l’embauche (A. Pigou). Dans les deux cas, il suffit selon eux de laisser faire le marché et tout finira par rentrer dans l’ordre.

Une nouvelle théorie de l’emploi

Voilà précisément la thèse que Keynes entend combattre. Il s’attache à démontrer que l’économie de marché peut parfaite­ment s’établir durablement dans une situa­tion de chômage massif, et ce même si elle fonctionne sans entraves. Cela suppose de construire une théorie alternative de l’emploi. Dans la Théorie générale, Keynes en développe une analyse macroécono­mique, qui consiste à établir des relations de causalité entre des grandeurs globales comme l’emploi, le revenu, la consomma­tion et l’investissement.

Le revenu (le produit intérieur brut ou PIB) désigne aussi bien la valeur de la pro­duction que les revenus distribués par les entreprises. Il est aisé d’admettre que, à court terme, l’emploi en dépend : plus on produit, plus on emploie de salariés. Reste alors à comprendre comment se détermine le niveau d’activité. Keynes montre que les entreprises ajustent le revenu au niveau de la demande effective. Cette dernière comporte deux composantes : la consom­mation des ménages et l’investissement des entreprises. La consommation est une demande induite, qui varie passivement avec le revenu (Keynes suppose que les ménages consomment une fraction stable de leur revenu). Cela justifie de privilégier les effets d’une variation de l’investisse­ment. Lorsque ce dernier diminue, cela pousse la demande effective à la baisse, ce qui incite les entreprises à réduire la production et à licencier des salariés. Le revenu et l’emploi sont donc gouvernés par l’investissement. On tient l’explication de Keynes: si l’investissement est trop faible, l’économie peut se stabiliser à un niveau d’activité où de nombreux travailleurs ne trouvent pas d’emploi.

Comment expliquer alors la défaillance de l’investissement? Keynes introduit à ce point une analyse monétaire et financière, dont on devine qu’elle n’est pas pour rien dans l’actualité de sa pensée. Qu’est-ce qui pourrait bien pousser les entrepreneurs à investir? La perspective de profits futurs : une firme n’acquiert un équipement nou­veau que si elle estime qu’il lui rapportera à l’avenir une somme de revenus supé­rieurs à sa valeur d’achat. Mais il faut aussi que le rendement de l’investissement soit supérieur à ce que rapporterait un simple placement. Bref, les entreprises investis­sent tant que cela leur rapporte plus que le taux d’intérêt courant. Voilà qui suggère une première explication du chômage: si le taux d’intérêt est trop élevé l’investisse­ment peut s’établir à un niveau insuffisant pour assurer le plein emploi.

Monnaie et incertitude

Keynes met ici en avant l’une des caracté­ristiques de la monnaie, qui est de constituer une sorte d’assurance contre tous les accidents qui pourraient survenir à l’ave­nir. Détenir de la monnaie (sous forme de billets ou sur un compte en banque), c’est la garantie de pouvoir faire face à un paiement imprévu ou rembourser une dette. Détenir de la monnaie, c’est posséder son patrimoine sous une forme (« liquide ». Au contraire, acquérir un titre de créance (une obligation, par exemple), c’est renoncer à la liquidité en échange d’un rendement, le taux d’intérêt. Ce dernier peut être considéré comme le «prix de la renonciation à la liquidité». Il est alors aisé de compren­dre que plus les individus sont incertains au sujet de l’avenir, plus ils exigeront un taux d’intérêt élevé en échange de leur liquidité.

On pourrait penser qu’une politique moné­taire expansionniste suffirait à ramener le plein-emploi: en augmentant la masse de monnaie en circulation, la banque centrale apporte des liquidités supplémentai­res sur le marché, ce qui aurait pour effet de diminuer le taux d’intérêt et de stimuler l’investissement. Keynes se montre cepen­dant très circonspect à cet égard. Il met en avant la possibilité d’une situation où la banque centrale a beau accroître la masse monétaire, le taux d’intérêt ne baisse pas car les opérateurs financiers préfèrent toujours détenir de la monnaie. Cette «trappe à liquidité» est caractéristique des phases de récession économique. C’est une difficulté de ce genre qu’ont affronté les banques centrales au lendemain de la crise des sub-primes: dans un contexte de défiance généralisée quant à la capa­cité des banques privées à rembourser leurs dettes, plus aucun établissement ne souhaitait prêter aux autres, préférant se replier sur la liquidité. Il s’en est suivi une hausse des taux d’intérêt interbancaires et une contraction des crédits aux entrepri­ses, le nerf de la guerre économique. Keynes considère par ailleurs que même si le taux d’intérêt venait à baisser, cette diminution pouvait coïncider avec une détérioration telle des anticipations de profits futurs, qu’elle échouerait à stimuler l’investissement. On touche ici à une deuxième cause essentielle de vulnérabi­lité de l’économie de marché: les vues sur l’avenir sont essentiellement arbitraires. Les agents économiques peuvent tout aussi bien partager une confiance dans le potentiel de croissance de l’économie, que nourrir durablement des représentations pessimistes. Dans ce dernier cas, Keynes recommande que l’État se substitue lui-­même à l’initiative privée. Bref qu’il pallie la faiblesse de l’investissement des entreprises au moyen d’une politique d’investissement public. Le moyen le plus sûr pour stimu­ler une économie en récession est donc l’accroissement du budget de l’État. Plus encore, un déficit budgétaire constitue, dans ces conditions, une mesure avisée. Comme on le sait, c’est exactement la poli­tique suivie par l’administration de Barack Obama, qui a complété l’action de la FED (la banque centrale américaine) par un plan de relance de plus de 800 millions de dollars.

Après l’éclipse

Dans un ouvrage rédigé en 2006, l’économiste «post-keynésien» Paul David­son écrivait qu’il faudrait certainement une récession aussi violente que celle des années 1930 pour que l’on redécouvre la pertinence des analyses de Keynes. Il n’avait pas tort. Car si l’économiste de Cam­bridge est brutalement revenu à la mode ces derniers temps, il a connu une longue éclipse. Certes les recommandations, fort prudentes, formulées dans la Théorie géné­rale ont largement été admises par les éco­nomistes de l’après-guerre, au point que le «keynésianisme» est devenu le modèle de référence des politiques économiques sui­vies jusqu’aux années 1970. Il était convenu que, grâce à un savant dosage de politiques monétaires et de politiques budgétaires, l’État était en mesure (et en devoir) de garantir le plein-emploi.

La donne a cependant changé dans les années 1970. Alors que le premier choc pétrolier (1973) déclenche une forte réces­sion dans les économies industrialisées, les politiques keynésiennes échouent à rame­ner le plein-emploi. Phénomène inédit dans l’après-guerre, le chômage coexiste avec l’inflation. La théorie des crises de Hayek, le grand adversaire de Keynes, reprend du service, remise au goût du jour par le pape de l’école de Chicago, le monétariste Milton Friedman (1912–­2006). Selon cette thèse, les politiques de relance économique se heurtent tôt ou tard à une réaction du marché qui en annule les effets sur l’emploi: le seul résultat est l’inflation. Si chômage il y a, il ne peut être que volontaire: une partie des travailleurs ne souhaite pas travailler au salaire du marché.

Alors que l’école de Chicago domine le paysage idéologique des années 1980 et 1990, un courant d’économistes néoclassiques souvent formés au Massachusetts institute of technology (MIT, États-Unis) s’emploie à montrer que, sous certaines hypothèses, le monde se comporte de manière «key­nésienne : le chômage peut être involontaire et l’inter­vention de l’État se justifie ». Parmi ces «nouveaux keynésiens», Joseph Stiglitz apparaît comme l’un des plus proches du maître de Cambridge. L’économiste a analysé les «échecs» du marché du cré­dit, montrant que dans certaines condi­tions les banques ne prêtent pas assez aux entreprises, ce qui limite l’investissement et l’emploi. Les travaux de J. Stiglitz sont aujourd’hui l’une des références incontour­nables dans l’analyse des dysfonctionne­ments de la finance.

XAVIER DE LA VEGA

Une photographie du marché du travail en 2017

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3535797?pk_campaign=avis-parution

La baisse du chômage se confirme : – 0,7 point par rapport à 2016

Simon Beck et Joëlle Vidalenc, division Emploi, Insee

En 2017, en France, 29,3 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans, soit 71,5 % de cette tranche d’âge, sont actives au sens du Bureau international du travail (BIT), qu’elles aient un emploi ou soient au chômage. Cette part est à son plus haut niveau depuis 1975. Notamment, le taux d’activité des 50-64 ans continue d’augmenter en 2017, atteignant 65,6 %.

Parmi les 26,5 millions de personnes qui ont un emploi, neuf sur dix sont salariées. Prédominants chez les salariés (84,6 %), les emplois à durée indéterminée sont minoritaires chez les 15-24 ans (44,9 %), entrés plus récemment sur le marché du travail et moins diplômés que l’ensemble de leur génération. Le sous-emploi, massivement féminin et affectant particulièrement les employés non qualifiés, concerne 6,1 % des actifs occupés.

Avec 2,8 millions de chômeurs au sens du BIT, le taux de chômage s’élève à 9,4 % en 2017 en France, en recul de 0,7 point sur un an en moyenne annuelle. Le chômage de longue durée, qui représente 4,2 % des actifs, recule pour la première fois depuis 2009. Plus fréquent chez les jeunes actifs, le chômage est plus durable pour leurs aînés : six chômeurs de 50 ans ou plus sur dix sont au chômage depuis au moins un an.

En 2017, 1,6 million d’inactifs relèvent du « halo » autour du chômage, soit 3,8 % de la population de 15 à 64 ans. En cumulant parts de chômage et de halo autour du chômage, 10,6 % des 15-64 ans sont sans emploi et souhaitent travailler, part en baisse de 0,5 point en 2017.

 

La hausse de l’activité des seniors se poursuit en 2017

En moyenne, en 2017, 29,3 millions de personnes de 15 à 64 ans en France (hors Mayotte) sont actives, soit 71,5 % de cette tranche d’âge. Parmi elles, 26,5 millions ont un emploi et 2,8 millions sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) ; 11,7 millions sont inactives, c’est-à-dire ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un (figure 1).

En 2017, le taux d’activité des 15-64 ans augmente de 0,1 point, il est à son plus haut niveau depuis 1975. Cette hausse s’inscrit dans une tendance plus longue. Sur la dernière décennie, la population active âgée de 15 à 64 ans a augmenté (+ 0,9 million de personnes en France métropolitaine), principalement sous l’effet de la hausse du taux d’activité (+ 1,9 point ; figure 2). Cette hausse est avant tout portée par les seniors : entre 2007 et 2017, en France métropolitaine, le nombre d’actifs âgés de 50 à 64 ans a augmenté de 1,7 million et leur taux d’activité de 9,5 points (dont + 8,3 points pour leur taux d’emploi). La participation des seniors au marché du travail n’a cessé de croître depuis 2009, malgré la crise économique de 2008-2009. Cette hausse est imputable aux réformes des retraites successives et aux restrictions d’accès aux dispositifs de cessation anticipée d’activité. En 2017, le taux d’activité des seniors progresse encore (+ 0,7 point) et atteint son plus haut niveau depuis 1975.

La participation accrue des femmes au marché du travail participe également à la progression d’ensemble : entre 2007 et 2017, en France métropolitaine, leur taux d’activité a progressé de 2,7 points ; celui des hommes de 1,2 point. Les écarts de taux d’activité restent cependant encore marqués : en 2017, en France, 67,6 % des femmes de 15-64 ans sont actives, contre 75,6 % des hommes.

Figure 1 – Statut d’activité en 2017

Figure 1 – Statut d’activité en 2017
Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
en milliers en % Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50-64 ans
Actifs 29 288 71,5 67,6 75,6 36,9 87,8 65,6
Ayant un emploi 26 512 64,7 61,2 68,4 28,7 80,1 61,2
Chômeurs 2 776 6,8 6,4 7,2 8,2 7,7 4,4
Inactifs 11 659 28,5 32,4 24,4 63,1 12,2 34,4
Ensemble 40 947 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2017.

L’emploi à durée indéterminée représente moins d’un emploi sur deux chez les moins de 25 ans

Les salariés représentent 88,4 % des actifs occupés en France en 2017 : 84,6 % sont en contrat à durée indéterminée (CDI) ou fonctionnaires, 10,8 % en contrat à durée déterminée (CDD), 3,0 % en intérim et 1,6 % en apprentissage (figure 3 ). L’emploi à durée indéterminée reste, de loin, le plus répandu chez les salariés, mais sa part diminue depuis une dizaine d’années (– 1,9 point entre 2007 et 2017 en France métropolitaine, dont – 0,5 point sur la dernière année).

Parmi les salariés, les femmes occupent plus que les hommes des emplois en CDD (12,9 % contre 8,8 %), mais elles sont deux fois moins nombreuses que les hommes à être intérimaires ou apprenties. Les salariés de moins de 25 ans occupent plus rarement des emplois en CDI (44,9 %), ils sont plus fréquemment apprentis (16,3 %), en CDD (31,1 %) ou en intérim (7,8 %). À ces âges-là, ce sont en effet surtout les jeunes peu diplômés ou ceux suivant un cursus professionnel qui sont présents sur le marché du travail.

En 2017, 11,6 % des personnes occupant un emploi en France sont non salariées, proportion presque stable ces dernières années. Les hommes sont plus fréquemment indépendants que les femmes (14,5 % contre 8,6 %). Le non-salariat est plus répandu parmi les seniors : 16,4 % des actifs occupés de 50 ans ou plus sont non salariés, contre seulement 2,3 % de ceux de moins de 25 ans.

Figure 3 – Statut d’emploi et type de contrat en 2017

Figure 3 – Statut d’emploi et type de contrat en 2017
Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
en milliers en % Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans ou plus
Non-salariés 3 129 11,6 8,6 14,5 2,3 10,5 16,4
Salariés 23 749 88,4 91,4 85,5 97,7 89,5 83,6
Emploi à durée indéterminée 20 093 84,6 84,2 85,0 44,9 86,8 92,1
Contrat à durée déterminée 2 576 10,8 12,9 8,8 31,1 10,1 6,3
Apprentissage 380 1,6 1,1 2,1 16,3 0,2 0,0
Intérim 701 3,0 1,8 4,1 7,8 2,9 1,6
Ensemble 23 751 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Ensemble des emplois 26 880 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2017.

Un emploi sur cinq est un emploi d’employé ou d’ouvrier non qualifié

En 2017, les professions intermédiaires et les cadres représentent 43,7 % des actifs occupés (figure 4), proportion en légère hausse sur un an. La part des ouvriers, qui avait baissé, de façon quasi ininterrompue, de près de 10 points depuis le début des années 1980, augmente légèrement en 2017 (+ 0,5 point, à 20,8 %) ; celle des employés (27,2 %) recule légèrement (– 0,2 point), dans la lignée du repli observé depuis une dizaine d’années. Les ouvriers et employés non qualifiés représentent en 2017 un actif occupé sur cinq.

Les femmes occupent plus souvent des postes d’employés (42,8 % contre 12,6 % pour les hommes), alors que les hommes sont plus fréquemment ouvriers (32,0 % contre 8,7 %). Surtout, elles sont plus présentes sur des postes d’employés ou d’ouvriers non qualifiés (26,6 % contre 15,3 % pour les hommes). La part de cadres reste plus élevée chez les hommes que chez les femmes (20,6 % contre 15,2 %).

Les jeunes de 15 à 24 ans qui occupent un emploi sont, en lien avec leur niveau de diplôme, essentiellement employés ou ouvriers (70,1 %), majoritairement non qualifiés ; seuls 5,3 % sont cadres.

Figure 4 – Catégorie socioprofessionnelle en 2017

Figure 4 – Catégorie socioprofessionnelle en 2017
Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
en milliers en % Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans ou plus
Agriculteurs exploitants 440 1,6 0,9 2,3 0,4 1,1 3,0
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 1 739 6,5 4,1 8,7 1,1 6,1 8,7
Cadres 4 831 18,0 15,2 20,6 5,3 19,0 19,3
Professions intermédiaires 6 903 25,7 28,0 23,5 22,5 27,9 22,0
Employés qualifiés 3 699 13,8 21,3 6,7 17,4 14,1 12,1
Employés non qualifiés 3 604 13,4 21,5 5,9 20,1 11,5 15,5
Ouvriers qualifiés 3 614 13,4 3,6 22,6 15,0 13,6 12,6
Ouvriers non qualifiés 1 971 7,3 5,1 9,4 17,6 6,4 6,5
Non déterminé 79 0,3 0,3 0,3 0,5 0,2 0,3
Ensemble 26 880 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2017.

6,1 % des actifs occupés sont en sous-emploi

En 2017 comme en 2016, 18,8 % des personnes ayant un emploi travaillent à temps partiel (figure 5). Cette part atteint 44,1 % parmi les employés non qualifiés. Elle est près de quatre fois plus élevée chez les femmes (30,0 % contre 8,3 % pour les hommes) et plus importante pour les 15-24 ans (25,0 %) et les 50 ans ou plus (22,2 %). En moyenne, en incluant les éventuelles heures supplémentaires régulières, les salariés à temps partiel travaillent habituellement 23,2 heures par semaine, contre 39,1 heures pour les salariés à temps complet et 45,6 heures pour les non-salariés.

En 2017, 1,6 million de personnes sont en situation de sous-emploi, soit 6,1 % des actifs occupés. Cette part baisse de 0,4 point sur un an. Il s’agit essentiellement de personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, près d’un quart d’entre elles recherchant activement un autre emploi. Le sous-emploi affecte surtout les femmes (8,9 %), les jeunes (11,5 %) et les employés non qualifiés (17,6 %).

Figure 5 – Temps partiel et sous-emploi en 2017

Figure 5 – Temps partiel et sous-emploi en 2017
Temps partiel (en %) Sous-emploi (en %)
Ensemble Femmes Hommes Ensemble Femmes Hommes
Catégorie socioprofessionnelle
Non-salariés 16,2 26,1 10,7 5,8 8,6 4,3
Salariés 19,1 30,4 7,9 6,2 9,0 3,4
Cadres 10,0 16,9 5,3 1,7 2,5 1,2
Professions intermédiaires 14,8 22,8 6,0 3,5 4,8 2,0
Employés qualifiés 23,2 28,1 9,0 5,9 6,8 3,2
Employés non qualifiés 44,1 49,8 24,5 17,6 19,0 12,7
Ouvriers qualifiés 7,9 19,4 6,2 3,6 7,2 3,1
Ouvriers non qualifiés 20,6 40,4 10,8 9,3 15,7 6,1
Âge
15-24 ans 25,0 34,1 17,4 11,5 14,8 8,7
25-49 ans 16,3 27,6 5,8 5,7 8,6 3,1
50 ans ou plus 22,2 33,7 11,0 5,6 8,2 2,9
Ensemble 18,8 30,0 8,3 6,1 8,9 3,5
Effectifs (en milliers) 5 049 3 885 1 164 1 648 1 155 493
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2017.

En 2017, le taux de chômage baisse de nouveau et atteint 9,4 % en France

En moyenne, en 2017, on compte 2,8 millions de chômeurs au sens du BIT, soit 9,4 % de la population active en France (9,1 % en France métropolitaine ; figure 6). Le taux de chômage recule de 0,7 point sur un an, après – 0,3 point en 2016. Cette baisse concerne toutes les tranches d’âge. En 2008, le taux de chômage au sens du BIT avait atteint, en moyenne sur l’année, son plus bas niveau des années 2000, soit 7,1 %, pour la France métropolitaine. Il a ensuite augmenté jusqu’en 2015 (figure 2 bis). Les hommes ont été les plus affectés par cette hausse. Depuis 2013, leur taux de chômage est légèrement supérieur à celui des femmes (en 2017, 9,5 %, contre 9,3 %).

Le taux de chômage est plus élevé chez les jeunes actifs : 22,3 % pour les 15-24 ans, contre 8,8 % pour les 25-49 ans et 6,6 % pour les 50 ans ou plus. Cependant, peu de jeunes sont actifs à ces âges. Rapporté à l’ensemble de la population, le risque de chômage des jeunes est moindre et l’écart avec leurs aînés est réduit : la part de chômage est de 8,2 % pour les 15-24 ans, contre 7,7 % pour les 25-49 ans et 4,4 % pour les 50-64 ans (figure 1). De plus, les 15-24 ans déjà actifs sont globalement peu diplômés et ont donc un risque de chômage accru. Néanmoins, le risque de chômage reste particulièrement élevé en phase d’insertion professionnelle : en 2017, 17,8 % des actifs ayant terminé leurs études depuis 1 à 4 ans sont au chômage, contre 12,0 % de ceux sortis de formation initiale depuis 5 à 10 ans et 7,6 % pour ceux sortis depuis au moins 11 ans.

Le risque de chômage est plus élevé pour les ouvriers (13,5 %) et les non-diplômés ou les titulaires de niveau « brevet des collèges » (17,0 % ; figure 7). Pour chacune de ces catégories, le chômage a toutefois baissé en 2017.

Figure 6 – Nombre de chômeurs et taux de chômage en 2017

Figure 6 – Nombre de chômeurs et taux de chômage en 2017
Chômage Chômage de longue durée
Nombre de chômeurs (en milliers) Ensemble (en%) Femmes (en %) Hommes (en %) Nombre de chômeurs (en milliers) Ensemble (en%) Femmes (en %) Hommes (en %)
15-24 ans 620 22,3 21,3 23,1 174 6,2 5,4 6,9
25-49 ans 1 593 8,8 9,2 8,4 717 4,0 4,0 3,9
50 ans ou plus 575 6,6 6,2 6,9 363 4,1 3,7 4,5
Ensemble 2 788 9,4 9,3 9,5 1 254 4,2 4,0 4,4
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes actives de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2017.
Figure 7 – Taux de chômage par catégorie socioprofessionnelle* et par diplôme en 2016 et 2017
2016 2017
Non-salariés 3,9 4,0
Cadres 3,5 3,3
Professions intermédiaires 5,4 4,7
Employés 10,6 10,2
Ouvriers 14,9 13,5
Sans diplôme, CEP, brevet des collèges 17,9 17,0
CAP, BEP 10,8 10,0
Baccalauréat 10,5 10,0
Bac + 2 5,7 5,5
Diplôme supérieur à Bac + 2 5,7 5,0
Ensemble 10,1 9,4
* Pour les chômeurs, il s’agit de la catégorie socioprofessionnelle du dernier emploi occupé.Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes actives de 15 ans ou plus.Source : Insee, enquêtes

Six chômeurs de 50 ans ou plus sur dix sont au chômage depuis au moins un an

En 2017, 45,0 % des chômeurs sont au chômage depuis au moins un an (« longue durée »), la moitié d’entre eux depuis au moins deux ans. Après avoir continûment augmenté depuis 2008, le taux de chômage de longue durée diminue de 0,4 point en 2017, à 4,2 % des actifs (figure 2 bis et figure 6). Le chômage de longue durée est plus fréquent chez les seniors : 63,1 % des chômeurs de 50 ans ou plus sont au chômage depuis au moins un an, contre 45,0 % pour les 25-49 ans et 28,0 % pour les moins de 25 ans. Par ailleurs, les moins diplômés et les moins qualifiés sont concernés par le chômage de longue durée.

1,6 million de personnes appartiennent au halo autour du chômage

Parmi les 11,7 millions d’inactifs de 15 à 64 ans, 1,6 million souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères pour être considérés comme chômeurs au sens du BIT. Ils forment le halo autour du chômageet représentent 3,8 % de la population âgée de 15 à 64 ans. Cette part se stabilise en 2017 après avoir augmenté quasi-continûment depuis 2008 (+ 0,8 point sur la période en France métropolitaine). Les femmes, un peu moins souvent au chômage, appartiennent en revanche davantage au halo (4,3 %, contre 3,3 % pour les hommes de 15 à 64 ans en 2017). Moins exposés au risque de chômage, les seniors se retrouvent également moins souvent dans le halo (2,8 % pour les 50-64 ans contre 4,3 % pour les moins âgés). Au total, en cumulant chômage et halo autour du chômage, en 2017, 4,3 millions de personnes sont sans emploi et souhaitent travailler, soit 10,6 % des 15 à 64 ans, une part en baisse de 0,5 point sur un an.

Encadré

Le halo autour du chômage est plus important dans les départements d’outre-mer (DOM)

La part de personnes appartenant au halo autour du chômage diffère peu entre régions métropolitaines, autour de 3 % à 4 %, mais elle est bien plus élevée dans les DOM (hors Mayotte), de 9,8 % en Martinique jusqu’à 18,6 % en Guyane (figure).

Chômage et halo autour du chômage vont globalement de pair : en général, plus la part de personnes au chômage est élevée, plus celle appartenant au halo l’est aussi. Quelques régions se distinguent toutefois. Notamment la Bretagne, l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Pays de la Loire où la part du halo est supérieure ou égale à celle de l’Île-de-France, mais la part de chômage y est moindre. De même, en Guyane la part de halo est la plus élevée, mais la part du chômage est plus faible qu’à la Réunion.

Le halo autour du chômage couvre des situations diverses. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Île-de-France, les personnes du halo sont un peu plus souvent à la recherche d’un emploi, mais non disponibles pour en prendre un : elles représentent dans ces régions entre 25 % et 27 % du halo, contre 22 % au niveau national. Ne pas rechercher activement d’emploi, mais souhaiter en avoir un et être disponible est plus fréquent dans les DOM et dans les Hauts-de-France où la part des personnes dans ce cas dépasse 55 %, contre 45 % en moyenne. Enfin, les inactifs qui souhaitent un emploi mais ne sont ni disponibles ni en recherche active (33 % du halo en moyenne) sont relativement plus nombreux en Centre-Val de Loire (38 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (42 %).

Les femmes sont majoritaires au sein du halo (avec une part de 57 % au niveau national), et plus nombreuses encore en Guadeloupe (63 %), Martinique (61 %) et Nouvelle-Aquitaine (61 %). Les jeunes de 15 à 24 ans représentent 21 % du halo en France, mais leur part culmine dans les Pays de la Loire (29 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (26 %) ; les 50-64 ans (23 % du halo) sont plus présents en Guadeloupe (36 %), Martinique (35 %) et Bourgogne- Franche-Comté (28 %).