Les gilets jaune: social, politique, vilence

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Wieviorka-Michel-de-Tricornot-Adrien-Les-gilets-jaunes-social-politique-et-violence_3746759.html?fbclid=IwAR26tR7T1p_4Xug6NE1mDn73Gu3NKINIJMuO-aAIJEGZuhJt5pTqw87IMWE

Xerfi Canal a reçu Michel Wieviorka, sociologue et Président de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH), pour parler du mouvement des gilets jaunes.

Une interview menée par Adrien de Tricornot.

 

Plusieurs conflits sociaux

Carrefour licencie

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La CGT organise des actions de protestation dans les hypermarchés Carrefour. Le syndicat dénonce le plan de départ volontaire et le risque de plan social lié à la fermeture de plusieurs dizaines de supermarchés alors même que le groupe réalise des bénéfices. Un reportage mobilisable à propos des conflits du travail ou des relations entre les acteurs au sein des entreprises.

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/plans-sociaux/carrefour-les-syndicats-lancent-une-semaine-de-mobilisation_2595534.html

  1. S’agit-il d’un conflit du travail ou d’un conflit sociétal?
  2. Quels sont les acteurs du conflit ?
  3. Quelles sont les revendications des salariés? Des syndicats ?
  4. La séparation entre conflit du travail et conflit sociétal est-elle toujours nette ? Expliquez

Dans la campagne charolaise, un éleveur a installé un centre de transit pour des bêtes qui seront exportées au Maghreb et qui pourra bientôt accueillir jusqu’à 4000 boeufs. Les riverains se mobilisent contre le bruit et les odeurs liés à cette activité. Le reportage permet d’illustrer les conflits NIMBY.

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/polemique-la-ferme-aux-4-000-bovins-divise_2413097.html

Les New-Yorkais souffrent du bruit incessant de leur ville. Par des manifestations ou des péitions, des habitants tentent de lutter contre ces nuisances sonores qui provoquent du stress et favorisent les problèmes cardiaques. D’autres portent plainte contre ces nuisances. Le reportage fournit un exemple de conflit social ou permet d’illustrer la notion d’ externalité.

Bure : entre 1 000 et 3 000 personnes manifestent contre l’enfouissement de déchets nucléaires

https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/06/16/bure-entre-1-000-et-3-000-personnes-manifestent-contre-l-enfouissement-de-dechets-nucleaires_5316390_3244.html

Plus d’un millier d’opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) ont manifesté, samedi 16 juin à Bar-le-Duc. Encadré par plusieurs tracteurs, le cortège contenait entre environ 1 000 personnes (selon la préfecture) et quelque 3 000 personnes selon les organisateurs. « Cette manifestation, c’est la preuve de notre détermination, de notre union aussi », a déclaré Jean-Marc Fleury, président de l’association des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs, co-organisatrice avec des collectifs locaux de cette journée « contre la poubelle nucléaire ».

Se voulant festif, le cortège a été perturbé par environ 150 personnes (selon la préfecture) vêtues de noir et cagoulées. Elles ont notamment cassé les vitrines d’une société de BTP et d’une société d’expertise et tagué des murs, avant de s’en prendre à deux agences bancaires où ont eu lieu de brefs heurts avec des CRS et des gendarmes mobiles, contre lesquelles ont été lancés des pierres et des fumigènes. « Trois personnes ont été interpellées pour des violences contre les forces de l’ordre, des dégradations et des jets de pierre », a déclaré Muriel Nguyen, préfète de la Meuse, à l’Agence France-Presse (AFP), ajoutant qu’il y avait eu six blessés côté forces de l’ordre et un blessé léger côté manifestants. Les commerces de Bar-le-Duc avaient été fermés par précaution.

« Il y a une façon de lutter qui est la leur. Ils sont cagoulés, ils cassent des vitrines ciblées, on ne peut pas maîtriser tout ça. Je ne suis pas dans l’approbation, je suis dans la compréhension », a réagi Jean-Marc Fleury. La manifestation a ensuite continué son trajet sans autre violence.

Le projet, mené par l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français.