Classement des vingt premières entreprises françaises établi par Fortune Global 500, données 2015 en millions de dollars

https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_plus_grandes_entreprises_fran%C3%A7aises_en_2015

Classement 2015

Classement par chiffre d’affaires 20151.
Rang Nom Siège social Pays Chiffre d’affaires
(millions $)
Bénéfice
(millions $)
Employés Branche Directeur Classement mondial
1. Total Courbevoie Drapeau de la France France 143 421 5 087 96 019 Pétrole Patrick Pouyanné 24
2. AXA Paris Drapeau de la France France 129 250 6 231 98 279 Assurances Henri de Castries 33
3. BNP Paribas Paris Drapeau de la France France 111 531 7 426 181 551 Banque Jean-Laurent Bonnafé 39
4. Société Générale Paris Drapeau de la France France 107 736 4 438 151 149 Banque Frédéric Oudéa 43
5. Groupe Carrefour Boulogne-Billancourt Drapeau de la France France 87 474 1 087 380 920 Commerce de détail Georges Plassat 73
6. Crédit Agricole Paris Drapeau de la France France 84 099 3 900 71 499 Banque Philippe Brassac 77
7. Électricité de France Paris Drapeau de la France France 83 202 1 317 156 312 Énergie Jean-Bernard Lévy 80
8. Engie Courbevoie Drapeau de la France France 77 520 -5 122 154 935 Énergie Isabelle Kocher 89
9. Groupe PSA Paris Drapeau de la France France 60 651 997 187 347 Automobile Carlos Tavares 140
10. Auchan Croix Drapeau de la France France 60 158 575 337 737 Commerce de détail Vianney Mulliez 144
11. BPCE Paris Drapeau de la France France 56 209 3 596 102 886 Banque François Pérol 155
12. Finatis Paris Drapeau de la France France 51 960 -80 330 433 Commerce de détail Didier Lévêque 170
13. Renault Boulogne-Billancourt Drapeau de la France France 50 280 3 132 120 136 Automobile Carlos Ghosn 178
14. CNP Assurances Paris Drapeau de la France France 49 305 1 254 4 740 Assurances Frédéric Lavenir (en) 182
15. Saint-Gobain Courbevoie Drapeau de la France France 46 169 1 437 168 114 Matériaux de construction Pierre-André de Chalendar 196
16. Orange Paris Drapeau de la France France 44 651 2 942 156 191 Télécommunication Stéphane Richard 204
17. Vinci Rueil-Malmaison Drapeau de la France France 43 618 2 270 185 452 Construction Xavier Huillard 210
18. Christian Dior Paris Drapeau de la France France 41 901 2 840 113 208 Luxe Sidney Toledano 228
19. Sanofi Paris Drapeau de la France France 41 460 4 756 115 631 Pharmaceutique Olivier Brandicourt 233
20. Bouygues Paris Drapeau de la France France 36 074 447 120 254 BTP, Télécommunication Martin Bouygues 280

Source : Wikipédia, Fortune Global 500.

 

« C’est possible autrement » : dans l’Orne, des agriculteurs racontent comment ils ont arrêté le glyphosate

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/c-est-possible-autrement-dans-l-orne-des-agriculteurs-racontent-comment-ils-ont-arrete-le-glyphosate_2395362.html

Valentine PasquesoonefranceinfoFrance Télévisions

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Dans cette région agricole de Normandie, plusieurs cultivateurs et éleveurs ont recours à d’autres techniques que l’utilisation du pesticide le plus vendu au monde. Franceinfo est allé à leur rencontre.

Quelques mauvaises herbes n’ôteront pas à Alain Davy son sourire. Il y a trois mois, l’agriculteur a bien effectué trois passages de désherbage mécanique dans ce champ, mais des plantes envahissantes jonchent encore ses hectares de maïs. « Il faut accepter qu’il en reste un peu ! », dit-il en inspectant sa parcelle. Certes, le désherbage mécanique est « moins efficace » qu’un herbicide, mais Alain Davy ne regrette rien. Il y a douze ans, ce cultivateur et éleveur bio de Pointel (Orne) a fait un pari osé : cesser toute utilisation de glyphosate, classé « cancérigène probable » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et retrouvé dans des produits de consommation courante.

La molécule est présente dans de nombreux désherbants, comme le Roundup, produit par la très contestée firme Monsanto. Des documents internes montrent que le géant de l’agronomie « a fait paraître des articles coécrits par ses employés et signés par des scientifiques pour contrer les informations dénonçant la toxicité du glyphosate », affirme Le Monde, mercredi 4 octobre. Toxicité aujourd’hui au cœur du débat : si la France envisage l’interdiction du pesticide, l’UE tarde à prendre une décision, reportant à chaque fois son vote, aujourd’hui programmé lundi 27 novembre. Car de nombreux agriculteurs défendent toujours le glyphosate, craignant une diminution de leurs rendements en cas d’interdiction. Pourtant, à Pointel, des cultivateurs comme Alain Davy assurent que des alternatives sont possibles.

« C’était de l’inconscience pure et dure »

Si aujourd’hui, 100 hectares de cultures et de prairies garanties sans engrais ni pesticides entourent l’exploitation d’Alain Davy, cela n’a pas toujours été le cas. L’agriculteur le reconnaît lui-même : il a utilisé non seulement du glyphosate, mais bien d’autres produits chimiques, pendant près de dix ans. « Et je ne vais pas vous mentir, j’en utilisais beaucoup », raconte-t-il dans son salon, un bol de café bio à la main. Pendant des années, il n’a mis aucune protection lorsqu’il manipulait du Roundup et le pulvérisait dans ses champs.

« C’était de l’inconscience pure et dure. On a été endoctrinés ».Alain Davy, agriculteur à franceinfo

Et puis, il y a eu le déclic, en 2005, lors d’une réunion avec le syndicat d’eau potable d’une commune voisine. Face à une centaine d’agriculteurs, le syndicat, inquiet, annonce la présence de pesticides dans l’eau, à des niveaux deux à trois fois supérieurs aux normes. « Ça m’a choqué qu’onretrouve les pesticides que j’utilisais, reconnaît Alain Davy. Je me suis dit : ‘il faut que je change mon fusil d’épaule’. » Avec neuf agriculteurs, le producteur crée un Civam, un centre accompagnant les agriculteurs dans le changement de leur système de production. L’objectif ? Utiliser moins de pesticides et d’engrais, et être davantage autonome. Alain Davy tire alors un trait sur le glyphosate.

Du chimique au mécanique

« Arrêter les pesticides, ce n’est pas évident, reconnaît-il. Produire autrement, je ne savais pas faire. » Pour pouvoir se passer de l’herbicide, l’agriculteur doit en effet revoir complètement son modèle. De 76 hectares de culture, il passe à 16 seulement. A la place, il resème beaucoup de prairies, ce qui lui permet d’avoir moins de mauvaises herbes. Il mise aussi fortement sur une rotation plus fréquente des cultures, pour les empêcher de repousser. Et pour les plus résistantes ? A l’extérieur de sa maison, l’agriculteur désigne une imposante bineuse bleue, avec laquelle il désherbe désormais mécaniquement.

La nouvelle méthode fonctionne. Certes, Alain Davy produit en moyenne 20% de moins qu’avant. Mais en n’utilisant plus d’herbicides, ses coûts ont baissé de façon « phénoménale », ce qui compense largement la baisse des rendements. Et surtout, l’effort est collectif. Alain Davy a acheté ses outils de désherbage mécanique avec neuf autres agriculteurs des environs. Les copropriétaires se partagent leur utilisation pour rentabiliser leur investissement et se donner ainsi les moyens de ne plus toucher aux pesticides. La transition n’est pas simple. « Moi j’y crois, assure pourtant l’éleveur. Désormais, je suis bien dans mes baskets ! »

« Il reste utile à petites doses »

Utiliser du glyphosate, « il n’y a pas le choix ! », rétorque Florent Leportier, 25 ans, au volant de son tracteur. Sur la route de Faverolles, parmi des centaines d’hectares de céréales et d’herbes, il désigne la bordure d’un champ. C’est là, sur des parcelles comme celle-ci, qu’il utilise encore quelques doses du pesticide controversé, même si ici, « tout le monde sait que ça va être interdit ». Le jeune agriculteur a tout de même pris les devants : depuis plus de dix ans, son père et lui ont réduit leur consommation de cet herbicide.

Ce jour-là, Florent Leportier vient prêter main-forte à l’un de ses amis, Côme Delaunay. Une fois sortis de leur tracteur, les jeunes hommes sont largement dépassés par les hauts plants de maïs. N’est visible que la goulotte de l’ensileuse, l’outil de récolte, qui hache et jette la production broyée dans un tracteur. Ici aussi, Côme Delaunay consomme encore du glyphosate. Environ 40 litres par an – très peu, selon lui – pour lutter contre les plantes vivaces. « Il reste utile à petites doses », explique l’agriculteur de 30 ans.

Il raconte qu’il se protège « beaucoup » avant d’utiliser le produit. Il faut porter un masque, des lunettes, mais aussi des gants et une combinaison couvrant l’ensemble du corps. « Ce n’est pas agréable à respirer », explique Côme Delaunay, qui évoque avec calme des risques pour la peau et les cheveuxSans toutefois considérer le glyphosate comme cancérigène.

Les contraintes d’une interdiction

« Je n’aime pas forcément traiter », reconnaît-il cependant. Alors pour éviter de déverser des litres de pesticide sur ses plants, le jeune homme et ses proches misent sur le labour, c’est-à-dire le travail du sol, ainsi que sur les rotations de culture. Mais sans le glyphosate, « il faudra labourer, travailler davantage la terre », explique le jeune homme. « Cela va nous coûter plus cher. »

De retour dans son tracteur, derrière l’ensileuse, Florent Leportier reconnaît que l’interdiction, si elle est actée, ne va pas « tuer » son exploitation. Il s’inquiète plutôt pour les céréaliers qui, eux, ne peuvent pas faire de rotations de culture, et pour les interdictions qui pourraient suivre. Outre le glyphosate, il utilise encore d’autres produits, comme des fongicides. « Je sais ce que je manipule », assure-t-il.

« Bien sûr qu’on peut s’en passer »

Autour de Pointel, certains agriculteurs conventionnels ont pourtant fait le choix d’un travail sans traitement. C’est le cas de Jacqueline, 52 ans. A 18 heures, elle revient en tracteur à son exploitation de Bellou-en-Houlme. La journée a été longue et n’est pas encore finie. A peine arrivée, l’agricultrice décharge du foin. Elle repartira bientôt récupérer plusieurs bottes dans ses champs voisins, où elle se passe complètement de glyphosate depuis sept ans, sans pour autant faire dans le bio.

Avant 2010, elle en utilisait après chaque culture. Puis, pendant cinq ans, Jacqueline a bénéficié d’une mesure agro-environnementale et climatique (MAEC). L’agence de l’eau régionale lui a versé 300 euros par hectare pour qu’elle réduise son utilisation de pesticides – et cesse de recourir au glyphosate. L’agricultrice n’a pas hésité. « Au départ, c’est la prime qui m’a poussée », reconnaît Jacqueline. « Mais c’était aussi une philosophie de ma part. Je voulais limiter mon impact au niveau de l’eau et du sol. »

L’éleveuse et cultivatrice rejoint alors le Civam local « pour apprendre les techniques de travail du sol ». Sans glyphosate, elle apprend à semer plus tard, à désherber mécaniquement. « Oui, ça fait du travail en plus, reconnaît-elle. Tout le monde n’est pas prêt à travailler davantage la terre. » Les agriculteurs pourront-ils se passer du glyphosate un jour ? Jacqueline est catégorique. « Bien sûr, réplique-t-elle. Il faut essayer de leur faire comprendre que c’est possible autrement. »

Le PIB par habitant dans les pays de l’Union européenne

https://www.touteleurope.eu/actualite/le-pib-par-habitant-des-pays-de-l-ue.html

La carte ci-dessus représente le PIB par habitant dans chacun des États membres, en Standard de pouvoir d’achat (SPA). Le SPA est une unité monétaire artificielle qui permet de gommer les différences de prix entre les pays dues aux fluctuations des taux de change.

En considérant les 28 États membres de l’UE, le PIB par habitant s’élève en moyenne à 29 900 euros en 2017.

Ce sont les Luxembourgeois qui ont le niveau de vie le plus élevé de l’Union, avec un PIB par habitant de 75 800 euros, suivi par les Irlandais avec 55 200 euros, les Néerlandais avec 38 200 euros et les Autrichiens avec 38 200 euros. Les Français se trouvent à la 11ème position avec 31 200 euros.

Les moins riches de l’Union sont les Bulgares avec un PIB par habitant de 14 700 euros, les Croates (18 300 euros) et les Roumains (18 700 euros).

Les PIB des pays de l’Union européenne

Cette carte détaille le Produit intérieur brut (PIB) des pays de l’Union européenne : le PIB représente la production de richesse annuelle de chaque pays.

https://www.touteleurope.eu/actualite/le-pib-des-pays-de-l-ue.html

 

La carte ci-dessus représente le PIB de chacun des États membres, en Standard de pouvoir d’achat (SPA). Le SPA est une unité monétaire artificielle qui permet de gommer les différences de niveau de prix entre les pays dues aux fluctuations des taux de change.

La somme des économies des 28 États membres de l’UE avait un PIB de 15 330 milliards d’euros en 2017. En comparaison, le PIB mondial était estimé à cette date à près de 70 000 milliards d’euros par le Fonds monétaire international.

L’économie allemande est toujours la plus importante de l’Union, avec un PIB de 3 046 milliards d’euros, suivi par France avec 2 092 milliards d’euros et le Royaume-Uni avec 2 078 milliards d’euros. Suivent l’Italie (1 736 milliards d’euros) et l’Espagne (1 287 milliards d’euros).

Les plus petites économies de l’Union sont Malte (13 milliards d’euros), Chypre (22 milliards d’euros) et l’Estonie (30 milliards d’euros).

Loi Pacte : les principales mesures

MARIE BELLAN Le 09/10 à 08:25

https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/0302371374859-loi-pacte-les-principales-mesures-2212055.php

L’Assemblée a adopté largement en première lecture le projet de loi Pacte ce mardi. Revue des principales dispositions contenues dans le texte.

Le  projet de loi Pacte – « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » – vise à simplifier le quotidien des entreprises pour les rendre plus compétitives. Tour d’horizon des principales mesures de ce texte tentaculaire défendu par Bruno Le Maire.

Suppression du forfait social

Les entreprises de moins de 250 salariés n’auront  plus de forfait social à acquitter pour la mise en place d’un accord d’intéressement à compter du 1er janvier 2019. Le forfait social est une contribution affectée à la Sécurité sociale qui s’applique aux rémunérations extra salariales non soumises à cotisations sociales. Pour les entreprises de plus de 250 salariés, il continuera de s’appliquer à 20 %.

Dans le détail, le forfait social sera supprimé dans les entreprises de moins de 50 salariés pour l’intéressement et la participation. En revanche, au-delà de 50 salariés, la participation étant obligatoire, le forfait social à 20 % s’appliquera toujours.

Gel des seuils

Le seuil de 20 salariés est supprimé. Les entreprises qui passent de 19 à 20 salariés n’auront plus l’obligation d’avoir un règlement intérieur (le seuil passe à 50 salariés) et elles seront dispensées de la cotisation au Fonds national d’aide au logement (FNAL). Ne subsistent que les obligations liées à l’emploi des personnes handicapées.

Par ailleurs, une entreprise devra avoir dépassé les seuils de  10, 50 ou 250 salariés pendant cinq années consécutives avant de se voir appliquer les taxes et obligations liées à ces passages de seuil. Le versement transport, dont le paiement se déclenche pour toute entreprise franchisant le seuil de 10 salariés, est concerné par ce gel. Pour les collectivités locales, qui perçoivent le produit de cette taxe pour financer les transports publics, la perte de recette fiscale s’élève à 15 millions d’euros à partir de 2022 et 45 millions en 2023.

Privatisations d’ADP et de la FDJ

Les cessions d’actifs envisagées devraient représenter environ 15 milliards d’euros dans ces entreprises (en incluant des cessions d’actifs chez Engie, également inscrit dans la loi Pacte). Pour ADP, l’Etat a choisi le mode de concession sur une période de soixante-dix ans, en gardant la propriété de tous les actifs, dont le foncier.

Le gouvernement compte se servir de ces 15 milliards pour alimenter un Fonds pour l’innovation et l’industrie créé tout récemment par le chef de l’Etat. Le rendement attendu est de l’ordre de 200 millions par an. Une somme qui servira à financer des projets dans des domaines tels que les nanotechnologies et l’intelligence artificielle. Ces privatisations ont aussi vocation à relancer l’actionnariat populaire qui a fortement baissé en France depuis 2007.

La création d’entreprise simplifiée

Il s’agit d’ un guichet unique qui devrait permettre de rationaliser les démarches des entrepreneurs au moment de la création de leur entreprise. Mais son entrée en vigueur n’est prévue qu’en 2021. La loi Pacte prévoit aussi de créer un registre unique où seront centralisées toutes les informations légales relatives aux entreprises. Pour soutenir la création d’entreprises, le gouvernement a également décidé de supprimer le stage préalable à l’installation auprès des chambres de métiers.

L’objet social de l’entreprise revisité

C’est à la fois la partie du texte  la plus symbolique et celle qui a paradoxalement suscité le plus de débats avec les organisations patronales, mais aussi avec les juristes. Le projet de loi prévoit de réécrire l’article 1833 du Code civil en précisant que l’objet social de l’entreprise ne se limite pas à la recherche du profit mais qu’elle a aussi un rôle social et environnemental dont elle doit tenir compte. Une réécriture du Code civil qui fait craindre au patronat que les parties prenantes de l’entreprise – ONG, élus, clients… – multiplient les contentieux envers l’entreprise, en s’appuyant sur ce nouveau texte, au motif que l’activité de l’entreprise est dommageable à l’environnement ou à la société.

L’article 1835 doit aussi introduire un nouveau concept : celui de « raison d’être », dont la définition serait laissée à la discrétion des entreprises qui le souhaitent.

Un nouveau statut d’entreprise à mission

Le texte crée un  nouveau statut pour les entreprises qui souhaitent approfondir leur politique de responsabilité sociale et environnementale. Les entreprises qui optent pour ce statut doivent déterminer la mission spécifique qu’elles entendent poursuivre dans le cadre de leur activité (l’accès à l’éducation pour le plus grand nombre, la protection de l’environnement, un approvisionnement durable…), avoir un comité des parties prenantes qui vérifient que les engagements pris sont bien tenus, ainsi qu’un certificateur extérieur choisi par l’entreprise (commissaire aux comptes ou cabinet spécialisé en RSE). La certification vérifie la qualité des processus engagés mais pas forcément les résultats obtenus.

Des politiques salariales plus transparentes

Toutes les entreprises cotées (soit environ 700) devront publier chaque année les ratios entre la rémunération des plus hauts salaires et la  rémunération moyenne , ainsi que le ratio avec la rémunération médiane. Ce sujet d’une meilleure transparence sur les politiques salariales des grands groupes n’était pas inscrit dans le projet de loi Pacte au départ mais c’était un engagement du candidat Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

Du « Name and Shame » pour les mauvais payeurs

Les entreprises qui ne respectent pas les délais légaux de paiement seront non seulement sanctionnées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), elles verront leur condamnation publiée sur le site de la DGCCRF comme c’est le cas depuis la loi Sapin 2, mais elles devront aussi publier la sanction, et notamment son montant, dans  la presse locale ou nationale . Pour inciter véritablement les entreprises à payer dans les temps (les délais de paiement sont le premier facteur de faillite pour les PME), le gouvernement a choisi de recourir au «Name & Shame » et d’attaquer la réputation des entreprises. Une méthode qui marche d’autant mieux que l’entreprise est connue du grand public.

Les investissements étrangers davantage contrôlés

Le projet de loi renforce les prérogatives données à Bercy pour bloquer ou mieux contrôler certains investissements étrangers. Outre l’énergie, l’eau, les transports, les communications électroniques et la santé publique, en plus des secteurs liés à la défense nationale, le champ d’application va désormais s’étendre à l’intelligence artificielle, aux data, aux nanotechnologies, au spatial et aux infrastructures financières.

Surtout, le texte de la loi Pacte devrait permettre un meilleur suivi des engagements pris par les investisseurs eux-mêmes, notamment sur le nombre d’emplois que l’investisseur s’engage à créer dans l’Hexagone. Le projet de loi doit introduire des amendes forfaitaires qui permettraient de mieux moduler la sanction (au lieu de l’annulation pure et simple de l’opération, qui n’est jamais appliquée). Autre levier d’action évoqué : la suspension des droits de vote des investisseurs étrangers sur les actifs concernés, jusqu’à la mise en conformité avec les engagements pris lors de la cession.

La certification des comptes allégée

La loi Pacte va  relever les seuils déclenchant l’obligation de nommer un commissaire aux comptes pour faire certifier son bilan au niveau de ce qui se pratique en Europe. C’est-à-dire 8 millions d’euros, au lieu de 3,1 millions d’euros, comme actuellement en France. Selon les représentants de la profession, cela fera perdre un quart des mandats, soit 620 millions d’euros de chiffre d’affaires, aux commissaires aux comptes. Une réforme à laquelle le gouvernement tient toutefois particulièrement pour alléger les contraintes réglementaires qui pèsent sur les PME.

Un nouveau cadre pour les cryptomonnaies

De nombreux pays ont déclaré la guerre aux ICOs (Initial Coin Offering). Pas la France. Paris veut créer un cadre incitatif et souple pour ces nouveaux modes de financement qui, via l’émission de jetons en cryptomonnaie, font appel au public à travers la blockchain. Bercy met en place un régime de visa optionnel. Ce dernier sera offert par l’Autorité des marchés financiers (AMF) aux émetteurs d’ICOs qui le souhaitent, s’ils apportent les gages de sécurité nécessaires. Les ICOs sans visa ne seront pas interdites.

Un rebond facilité pour les entreprises en difficultés

Deux procédures judiciaires sont assouplies dans le projet de loi. Le rétablissement professionnel d’abord, qui permet d’apurer facilement le passif du débiteur, sera la procédure proposée par défaut pour les entrepreneurs sans salarié et dont l’actif ne dépasse pas 5.000 euros. Pour éviter les abus, elle sera toutefois limitée à un recours tous les cinq ans. Par ailleurs, la liquidation judiciaire simplifiée sera par principe obligatoire pour les entreprises de moins de 5 salariés et réalisant moins de 750.000 euros de chiffre d’affaires (contre 300.000 aujourd’hui). La vérification des créances est nettement assouplie par rapport à une liquidation classique.

 

Marie Bellan

L’innovation pour lutter contre la pollution

Des articles trouvés par Nour, élève en terminale ES.

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/decouverte-une-bouteille-biodegradable-faite-a-partir-d-agar-agar_2471472.html

Découverte : une bouteille biodégradable faite à partir d’agar-agar

Un étudiant islandais a imaginé une bouteille biodégradable créée à partir de l’agar-agar. Explications.

Franceinfo vous présente une bouteille biodégradable. Elle a été créée avec de l’agar-agar, un gélifiant naturel qui est très utilisé en cuisine. Il est fabriqué à partir d’algues marines. Le principe est assez simple : une fois mélangé à l’eau, l’agar-agar se transforme en une pâte gélatineuse qui peut alors prendre la forme du moule dans lequel il est placé.

Lutter contre l’utilisation de plastique

Une fois pleine, elle se solidifie et se décompose lorsqu’elle est vidée. Cette bouteille biodégradable a été imaginée par Ari Jónsson, un étudiant islandais en design. Cette bouteille fait partie des nouvelles innovations qui permettraient de lutter contre l’utilisation de plastique. Une bouteille en plastique met entre 500 et 1 000 ans à se désagréger. Chaque année, huit millions de tonnes de plastiques sont jetées dans l’océan. Si rien n’est fait, d’ici à 2025, il y aurait une tonne de plastique pour trois tonnes de poissons. Pire encore, en 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons.

 

https://www.20minutes.fr/planete/2048935-20170412-video-ooho-goutte-eau-boit-veut-passer-vitesse-superieure

VIDEO. Ooho,la goutte d’eau qui se boit, veut passer à la vitesse supérieure

INNOVATION La solution, mise au point par une start-up de Londres, se présente sous la forme d’une bulle faite à partir d’algues qu’on peut gober d’un trait ou percer pour boire l’eau à l’intérieur…

Les bulles Ooho sont de retour. Et, visiblement, elles connaissent toujours autant de succès sur les réseaux sociaux. Cette bouteille d’eau comestible a germé dans les cerveaux de trois étudiants en master du Royal College of Art, parmi lesquels les Français Pierre Paslier et Guillaume Couche.

Une bulle de 4 cl d’eau

Les premiers échos dans la presse remontent à 2014. Le concept n’est alors qu’au stade du prototype et se présente sous la forme de bulles d’eau gélatineuses et biodégradables de 4 cl chacune, soit l’équivalent d’une gorgée. « Nous nous sommes inspirés d’un vieux processus breveté par Unilever [société agroalimentaire] dans les années 1960 qui consiste à créer des gouttelettes de gélatine avec du calcium et des algues brunes », expliquait à l’époque Pierre Paslier à France 24. Il y a de plusieurs façons de la consommer : soit en pratiquant un trou dans la membrane et en capturant l’eau à l’intérieur, soit en gobant la capsule toute en entier.

Les trois étudiants avaient même songé à un packaging en concevant une membrane extérieure, plus épaisse et plus solide, et capable de retenir à l’intérieur plusieurs bulles Ooho. Une fois les bulles consommées, il suffirait alors de jeter cette membrane, biodégradable.

Une alternative à la bouteille plastique

L’intérêt d’Ooho est alors de pouvoir se passer des bouteilles plastique qui, après consommation, rejoignent la masse des déchets qui polluent les océans. Le tout sans augmenter le coût de production. Le packaging serait moins cher qu’une bouteille en plastique et peut contenir tout type de boissons et même des cosmétiques.

Depuis 2014, le projet a bien avancé jusqu’à donner naissance à une start-up,Skipping Rocks Lab, derrière laquelle on retrouve Pierre Paslier et Rodrigo Garcia Gonzales, lui aussi présent depuis le début. L’équipe a glané quelques prix, intégré un incubateur de start-up londonien qui se consacre aux technologies vertes et vient de passer les six derniers mois à faire tester des capsules Ooho aux passants.

Bientôt testé au marathon de Londres ?

Après deux ans de développement, Skipping Rocks Lab se dit prête à passer à une production à plus grande échelle et à confronter leur solution au marché. C’est l’objet d’une campagne de financement participatif en cours en ce moment. Elle a largement dépassé le cap des 400 000 livres visées, puisque la start-up en a déjà récolté 636 000 à 24 jours de la clôture de la campagne.

La moitié du budget sera allouée à l’achat de machines en vue d’une production plus intensive. Les fondateurs de Skipping Rocks Lab expliquent aussi avoir signé leur première licence commerciale et être en pourparlers avec des compagnies événementielles pour être distribuées sur des événements outre-Manche dès 2018. La start-up vise tout particulièrement le marathon de Londres ou le festival de musique de Glastonbury. Les concepteurs d’Ooho se donnent quatre ans pour assoir leur marque et leur réputation.

D’autres solutions en cours

Skipping Rocks Lab n’est pas la seule à plancher sur de telles solutions. Ari Jonsson, un étudiant islandais, assure lui aussi avoir mis au point une bouteille biodégradable exclusivement composée d’algues. De leur côté, Danone et Nestlé  se sont associés à la start-up californienne Origin Materials, spécialiste des plastiques biosourcés, pour produire des bouteilles en plastique (PET) issu de fibres cellulosiques (cartons usagés, copeaux de bois, etc.). Et commercialiser ainsi, à compter de 2018, des bouteilles issues à 100 % de matière végétale renouvelable.