Inégalités homme / femme

Ce travail a été réalisé par Pauline Gresset et Nour Sahoune, élèves de Première ES.

Orientation et parcours professionel

 Introduction

Les femmes et les hommes n’occupent pas les mêmes emplois notamment parce que leurs parcours scolaires sont différenciés. L’enjeu est de parvenir à une plus grande mixité des filières et des métiers.

Taux de réussite au baccalauréat, selon le sexe (en%) 2013

  

  Baccalauréat général Baccalauréat technologique Baccalauréat professionnel Tous Baccalauréats
Filles 93 86,6 82,7 89,2
Garçons 90,7 86,3 76,5 84,6
Ensemble 92 86,55 78,9 86,9

 

Taux de réussite au Baccalauréat, selon le sexe (en%)  2014

Baccalauréat Général Baccalauréat Technologique Baccalauréat Professionnel Tous Baccalauréats
Filles 92,3 91,6 85,8 90,3
Garçons 89,3 89,8 79 85,6
Ensemble 91,1 90,7 82,2 79

 

Constats 2015 : Niveau de diplômes filles / garçons (en %

 

 

 

Obtention du brevet des collèges

 

 

Obtention du baccalauréat

Obtention d’une mention

»Bien » ou « Très bien » au Baccalauréatt

 

Sortie du systèmes éducatif sans diplôme ou Brevet uniquement

 

 

Études supérieures de la licence au doctorat

 

 

Filles 87 89 23 12 31
Garçons 82 85 19 18 24

Bien qu’honorables, ces résultats ne sont pourtant pas le reflet d’une insertion professionnelle agréable et rapide, d’importantes différences de choix d’orientation persistent selon le sexe, de nombreux vecteurs sont responsables de cette  incertitude chez le jeune l’influencent, le poussent ou au contraire le freinent dans sa réflexion. 

 

Les conséquences de cette socialisation se manifestent  d’autant plus une fois le lycée entamé. Dès la seconde, les élèves sont confrontés au choix de leurs enseignements d’exploration. Les filles s’orientent davantage vers des enseignements dits « littéraires » et les garçons « scientifiques ou technologiques ».

 

En 2013, 1,9% des filles en seconde générale et technologique ont choisi l’enseignement  « Sciences de l’ingénieur », contre 12,9% des garçons. Cette même année 9,7% des garçons en seconde générale et technologique ont choisis l’enseignement « Littérature et société », contre 20,6% des filles. Cependant il est intéressant de noter que les profils « économie – gestion » sont quasiment choisis à part égale : 5,1% de filles pour 5,9% de garçons.

 

Orientations prises en 2012 à l’issue de la seconde Générale

 

Filles Garçons
Seconde générale 64,7 58,6
S 28,6 38,4
ES 22,1 16,0
L 14,0 4,2

28,6% des filles scolarisées en seconde générale en  2011 ont intégrés une première S en 2012, alors que c’est le cas de 38,4% des garçons. Toujours en 2011, 14,0% des filles scolarisées en seconde générale ont intégrés une première L en 2012, alors que ce n’est le cas que pour seulement 4,0% des garçons.

Cependant le manque de parité le plus important s’observe au sein des études professionnelles. Quand garçons et filles s’orientent vers la filière professionnelle, les élèves ou apprenti(e)s ne choisissent pas les mêmes domaines. La plupart des spécialités sont loin d’être paritaires, au rang desquelles on retrouve les domaines de la production et des services : parmi les 14% de filles s’orientant dans les formations de la production, celles – ci se concentrent en grande majorité (90%) dans les secteurs du textile, de l’habillement et du travail du cuir, la plus grande partie restante se trouve  en métallurgie (57%). Elles sont néanmoins sous – représentées dans les domaines des forêts et espaces verts (9%), mécanique – électricité et électronique (2%), ainsi que dans la construction et couverture de bâtiment (1%).

Malgré un taux élevé de réussite au baccalauréat, spécifiquement à l’issue du bac S (94% de réussite au Bac en 2013), et d’orientations polyvalentes, les étudiantes sont encore trop nombreuses à se refuser les cursus les plus prestigieux et ambitieux.

Après l’obtention du bac S, les jeunes femmes sont peu présentes (29%) dans les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques (CPGE).

À série de bac égale, les choix d’études divergent et de nombreuses formations de l’enseignement supérieur restent peu mixtes.

Les jeunes femmes sont par exemple 74,1 % en cursus de langues, 70,1 % en arts, lettres et sciences du langage et 64,8 % en droit et sciences politiques. À l’inverse, elles ne sont que 24,9 % en sciences fondamentales et application et 28,6 % en Staps  (sciences et techniques des activités physiques et sportives).

 

Inégalités hommes / femmes

Le monde du travail

Introduction

 Le monde du travail est loin d’être égalitaire. En effet en se lançant dans la « vie active » hommes et femmes ne seront pas confrontés aux mêmes obstacles et ne bénéficieront pas des mêmes avantages. Au sein de l’Union Européenne, le taux moyen d’actifs parmi l’ensemble de la population (de 25 à 54 ans) était de 85,5% en 2016, cependant le taux d’activité selon le sexe n’est pas aussi équivalent : 91,4% pour les hommes contre 79,6% pour les femmes.

 C’est principalement dans les pays d’Europe du Nord que la présence des femmes dans le monde du travail est la plus proche de celle des hommes, même si elle reste cependant inférieure : un écart de 4,8 points en Suède, un écart de 5 points en Norvège. La France de son côté se positionne à quelques places en dessous de l’écart moyen européen avec un écart de 9,7 points entre hommes et femmes. (Voir annexe)

 

  1. Taux d’activité

« En 2015, selon l’enquête emploi, la population active au sens du Bureau international du travail (BIT) est estimée à 28,7 millions de personnes de 15 ans ou plus en France métropolitaine. Elle regroupe 25,8 millions d’actifs ayant un emploi et 2,9 millions de personnes au chômage. Le reste de la population âgée de 15 ans ou plus constitue la population dite « inactive », c’est-à-dire les personnes ne travaillant pas et ne recherchant pas activement un emploi ou n’étant pas disponibles rapidement pour en occuper un. »  

 INSEE 2015

 

En dix ans, la population active a augmenté de 1,4 million de personnes. Cette hausse concerne avant tout  les seniors, mais elle est également due à une présence renforcée des femmes sur le marché du travail. Entre 2005 et 2015, le taux d’activité des femmes de 15-64 ans a ainsi progressé de 3,2 points pour atteindre 67,6 % lorsque celui des hommes est resté quasi-stable (+ 0,3 point) pour s’établir à 75,5 % en 2015. Les seniors ont largement contribué à la hausse de la population active ces dernières années : le nombre d’actifs âgés de 50 à 64 ans a augmenté de 1,8 million depuis 2005. La part des 50-64 ans parmi les actifs de 15-64 ans est ainsi passée de 22,5 % en 2005 à 27,7 % en 2015.

 

Projections de population active

 

  2020 2040 2060
Nombre d’actifs (en millions) 29,6 30,4 31,2
Part des femmes (en%) 48,1 47,3 46,9
Part des 15-24 ans (en%) 9,9 10,1 10,1
Part des 25-54 ans (en%) 73,3 72,2 72,0
Part des 55 ans ou plus (en %) 16,8 17,7 17,9
Taux d’activité des 15-69 ans (en%) 67,7 69,4 69,7

 Champ :  France métropolitaine, population des ménages de 15 ou plus

 Source : Insee, projections de population active 2010-2060, scénario central.

 

Taux d’activité selon le sexe et l’âge

 

1990 2000 2010 2015
Hommes 75,9 75,3 74,9 75,5
15 à 24 ans 47,5 40,5 42,6 40,5
25 à 49 ans 96,4 95,2 94,8 93,2
50 à 64 ans 56,9 59,0 60,9 67,5
Dont 55 à 64 ans 40,8 35,8 45,0 55,1
Femmes 58,2 62,6 65,8 67,6
15 à 24 ans 40,3 33,2 35,2 34,2
25 à 49 ans 75,2 80,3 83,9 83,3
50 à 64 ans 37,9 46,3 53,6 61,1
Dont 55 à 64 ans 27,3 27,9 39,5 50,4
Ensemble 67,0 68,9 70,3 71,5

Champ :   France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15-64 ans.

Source : Insee, enquêtes Emploi

 

  1. Différences salariales et retraites

De manière générale, hommes et femmes n’obtiennent jamais de salaires égaux, et ce peu importe la catégorie Socio-Professionnelle ou le milieu d’origine.

Certes les femmes travaillent davantage à temps partiel, mais cet écart s’explique surtout par une différence de salaire horaire net. D’un secteur d’activité à l’autre, les écarts de salaire sont très nuancés, mais cependant toujours en défaveur des femmes. La répartition sexuée des métiers explique également l’écart de salaire horaire. Les femmes occupent en effet des postes de travail souvent moins qualifiés et par conséquent moins rémunérés. Cependant, à profession équivalente, elles perçoivent encore un salaire horaire de 10 % inférieur à celui d’un homme

La réduction du temps de travail et l’orientation professionnelle très sectorisée des femmes, concentrées dans des secteurs et à des postes moins rémunérateurs tels que la santé, l’enseignement, l’administration publique ou l’action sociale ne justifient pas entièrement le fait qu’une femme gagne moins qu’un homme. Car bien que pourvue de qualifications et répondant à toutes les conditions nécessaires (temps plein, âge, secteur, etc…), une femme ne sera pas considérée comme égale à son homologue masculin, un écart injustifié de salaire 9,9% les différencient : c’est de la « discrimination pure ».   


 

En raison des différences de carrières, les femmes partent en moyenne à la retraite un an plus tard que les hommes, avec des droits à la retraite inférieurs de 42 %. L’Insee note toutefois que les droits conjugaux et familiaux permettent de réduire cette inégalité de 26% en moyenne.

 Sources : INSEE hommes et femmes l’égalité en question, édition 2017.

  1. c) Vie professionnelle et vie personnelle

Ces écarts de salaires peuvent être la source de problèmes et de contraintes au sein de la vie personnelle et familiale de l’individu, l’obligeant a peser le « pour » et le « contre » de la situation et/ou de reconsidérer l’articulation de sa vie personnelle et professionnelle afin d’être le plus productif possible mais sans pour autant « se tuer à la tâche ».

 

Tableau annexe Europe

Taux de participation au marché du travail par sexe

 

Femmes en % Hommes en % Ecart Femmes/Hommes en points
Italie 66,8 88,2 -21,4
Irlande 73,4 89,3 -15,9
Grèce 77,7 93,2 -15,5
Hongrie 79,8 92,4 -12,6
Royaume-Uni 80,1 92,2 -12,1
Union européenne 79,6 91,4 -11,8
Pologne 79,0 90,8 -11,8
Belgique 79,8 90,4 -10,6
Espagne 82,3 92,5 -10,2
France 82,7 92,4 -9,7
Pays-Bas 82,2 91,7 -9,5
Allemagne 82,6 91,9 -9,3
Danemark 83,8 90,8 -7,0
Autriche 84,9 91,8 -6,9
Finlande 82,8 89,7 -6,9
Portugal 86,6 91,9 -5,3
Novège 83,8 88,8 -5,0
Suède 88,5 93,3 -4,8

 

Champs : Population active (actifs occupés et chômeurs) parmi les 25-54 ans, rapportée à la population totale du même âge.

 Source : Eurostat – Données 2016, Observatoire des inégalités.

 

 

 

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